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La musique joue un rôle important dans les activités de consommation

Isarta Infos a choisi, pour vous, des textes parmi les plus populaires de 2016. Pour voir l’intégralité de la sélection, cliquez ici.

Lors de l’élaboration de leur stratégie marketing, les commerçants ne pensent pas toujours à l’importance de la musique. Et pourtant: l’ouïe joue un rôle déterminant dans le processus de consommation des clients.

magasinage

26 août 2016 – Pour attirer les consommateurs et les inciter à passer à l’acte d’achat, les commerçants doivent rivaliser d’imagination. Et en matière de marketing sensoriel, la musique joue un rôle particulièrement décisif pour booster les ventes. Selon une récente étude de la SOCAN:

  • 57% des Canadiens affirment qu’ils sont plus susceptibles de profiter davantage de leur expérience de magasinage lorsqu’ils entendent de la musique dans une boutique
  • 63% des consommateurs restent plus longtemps lorsqu’ils entendent une musique qu’ils aiment
  • Plus du tiers de Canadiens avoue avoir déjà dansé ou chanté dans les allées de leur épicerie
  • 84% croient que la musique améliorent leur expérience en tant que client

socan-musique

Ces chiffres ne peuvent être ignorés des entreprises, notamment à l’heure actuelle où l’expérience client occupe les pensées de tous les marketeurs.

Les anthropologues disent que notre société est oculocentriste: le visuel est le sens le plus sollicité, une tendance exacerbée par le Web. Or, il ne faut pas oublier que l’on appréhende le monde avec nos 5 sens, que les acteurs du commerce de détail peuvent activer en boutique. À l’inverse, Internet connaît certaines limites», déclare Renaud Legoux, professeur agrégé au département de marketing de HEC Montréal. 

Centres commerciaux, boutiques, restaurants, espaces publics… La musique peut être diffusée partout où les consommateurs sont susceptibles d’aller. Comment choisir la bonne musique, le bon tempo?

Je ne crois pas qu’il y ait de musique universelle. En revanche, plusieurs études aboutissent à la même conclusion: un tempo lent, un volume peu élevé et du contenu familier aux clients les incitent à rester plus longtemps sur place. Mais ce n’est pas toujours la meilleure solution: tout dépend de votre stratégie», indique M. Legoux.

En effet: si votre activité ne se prête pas à la flânerie (par exemple, vous tenez un café disposant de peu d’espace et vous avez besoin que vos clients circulent), autant miser sur de la musique au tempo plus rapide, que vous mettrez un peu plus fort. Le marketing sensoriel n’en reste pas moins du marketing: il fonctionne selon les mêmes principes de segmentation, de ciblage et de positionnement stratégique.

Interrogez-vous donc sur les habitudes et besoins de votre clientèle cible: quelle atmosphère souhaite-t-elle retrouver? Selon Renaud Legoux, laisser le choix de l’environnement sonore d’un espace physique au hasard revient à prendre un risque important: de la même façon que l’on s’attarde sur le design de l’espace, on doit porter une attention particulière à la musique qui y sera diffusée.

La musique comporte plusieurs avantages: étroitement liée aux émotions et aux souvenirs, elle permet aussi de fournir du contenu complexe – quasiment comme peut le faire le visuel, tout en étant plus discrète, en arrière-plan. Elle offre des possibilités intéressantes aux marques souhaitant diffuser un message, comme par exemple lorsqu’elles s’associent à des artistes.

C’est simple, la musique accompagne toutes nos activités de consommation, de façon naturelle.

Le plus gros défi, selon moi, est d’assurer la pérennité de cette approche. On considère la musique comme un bien public, en oubliant trop souvent qu’il y a des artisans derrière tout cela, qui doivent être rémunérés pour leur travail. Il faut faire en sorte que les droits d’auteur soient payés dans tous les canaux de communication jusqu’au magasin», conclut Renaud Legoux. 

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A propos de l'auteur

Aurore Le Bourdon
Responsable des contenus

Responsable des contenus d'Isarta Infos, Aurore Le Bourdon a travaillé dans les services de Communication/Marketing de firmes internationales et en agences de publicité. Elle a aussi été journaliste pigiste pendant plusieurs années pour des mandats corporatifs ou pour la presse française. Elle est titulaire d'un baccalauréat en langues étrangères et de deux maîtrises: l'une en Marketing et Gestion des entreprises, l'autre en Communications Corporatives.

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