À quel point croit-on les fausses nouvelles ? Reviewed by François Nadeau on . Le 4 décembre dernier, Edgar Maddison Welch entre dans la pizzeria Comet Ping Pong à Washington. Muni d'une arme, il venait « enquêter » sur un soi-disant résea Le 4 décembre dernier, Edgar Maddison Welch entre dans la pizzeria Comet Ping Pong à Washington. Muni d'une arme, il venait « enquêter » sur un soi-disant résea Rating: 0

À quel point croit-on les fausses nouvelles ?

Le 4 décembre dernier, Edgar Maddison Welch entre dans la pizzeria Comet Ping Pong à Washington. Muni d’une arme, il venait « enquêter » sur un soi-disant réseau de pédophiles, apparemment mené par John Podesta, l’ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton. Cette histoire, montée en épingle, est évidemment fausse et a été démentie par les autorités policières.

22 décembre 2016 – Il s’agit là d’un des exemples les plus inquiétants de l’impact que de fausses informations peuvent avoir sur la population.

À ce sujet, l’organisme Pew Research a récemment sondé un millier d’Américains pour savoir comment ceux-ci se positionnent par rapport aux fausses nouvelles.

Confiants de pouvoir démêler le vrai du faux

Selon le sondage de Pew Research, 64 % des Américains sont d’avis que les fausses nouvelles créent une grande confusion concernant les faits qui se sont réellement produits.

Soulignons aussi que parmi les répondants, ils sont 14 % à affirmer avoir délibérément partagé une histoire inventée de toutes pièces, soit pour signaler son caractère erroné, ou encore carrément dans le but avoué de répandre une fausse information.

Finalement, 39 % des répondants se disent très confiants de pouvoir détecter le vrai du faux dans l’actualité, alors qu’un autre 45 % se disent assez confiants.

Au total, c’est donc une majorité d’Américains (84 %) qui seraient en mesure de détecter assez efficacement les fausses nouvelles. Mais est-ce vraiment le cas ?

Des nouvelles plus trompeuses qu’on le pense

Selon une autre étude récente menée conjointement par la firme Ipsos et Buzzfeed, les fausses nouvelles réussiraient à berner les Américains plus souvent qu’ils ne le croient (environ 75 % du temps).  Le pourcentage est encore plus élevé chez ceux qui disent utiliser Facebook comme principale source d’information.

Pour réaliser cette étude, 3 000 adultes américains ont été sondés entre la fin novembre et le début du mois de décembre.

Dans le cadre de ce sondage, les répondants se voyaient présenter trois manchettes concernant les dernières élections présidentielles. Trois étaient des titres inventés parmi ceux ayant eu une large portée et trois étaient véridiques.

Même si, de façon générale, les vraies manchettes ont été jugées véridiques dans une plus grande proportion (83 % versus 75 %), plusieurs fausses nouvelles ont été jugées crédibles par un fort pourcentage des répondants, parfois même au-delà des 80 %.

Certaines vraies nouvelles, comme la déclaration de Donald Trump voulant qu’il protégerait les citoyens de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transsexuelle et transgenre (LGBT), ont été jugées moins crédibles que d’autres, inventées de toutes pièces.

A propos de l'auteur

François Nadeau
Analyste marketing

Diplômé du MBA en marketing de l'Université Laval, je travaille présentement en tant qu'analyste marketing. Je me passionne pour tout ce qui touche les nouvelles technologies et les nouveaux médias. Courriel: fnadeau@isarta.com

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