65 % des dirigeants d’entreprises québécoises sous-estimaient la probabilité que leur entreprise puisse affronter un jour une crise publique Reviewed by La Rédaction on . [caption id="attachment_63208" align="aligncenter" width="584"] Crédit : Ben White / Unsplash[/caption] 30 juin 2020 Interrogés par un sondage Léger exclusif au [caption id="attachment_63208" align="aligncenter" width="584"] Crédit : Ben White / Unsplash[/caption] 30 juin 2020 Interrogés par un sondage Léger exclusif au Rating: 0

65 % des dirigeants d’entreprises québécoises sous-estimaient la probabilité que leur entreprise puisse affronter un jour une crise publique

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Crédit : Ben White / Unsplash

30 juin 2020

Interrogés par un sondage Léger exclusif au début de la crise de la COVID-19, 65 % des dirigeants d’entreprises québécoises sous-estimaient la probabilité que leur entreprise puisse affronter un jour une crise publique. Commandé par Fernandez relations publiques et mené en ligne du 12 au 20 mars 2020, ce sondage représentatif témoigne du fait que la majorité des dirigeants ne se sentaient pas interpellés par une crise majeure, même si elle grondait déjà.

 Ce coup de sonde témoigne clairement d’une tendance des propriétaires et gestionnaires d’entreprises à minimiser les risques liés aux crises communicationnelles. Il y a fort à parier que certains ont eu une prise de conscience depuis le début de la crise sanitaire, qu’ils ont vu l’impact des communications avec les clients, les fournisseurs, les partenaires et bien sûr, les employés. Les entreprises doivent se préparer pour être efficaces quand la crise frappe », note Annie Fernandez, présidente fondatrice de l’agence Fernandez relations publiques.

Selon les résultats recueillis, 65 % des dirigeants mentionnaient que c’était peu (61 %) ou pas du tout (4 %) probable que leur entreprise se retrouve à nouveau dans une gestion de crise publique. Les chiffres de cette étude montrent aussi que près d’un dirigeant d’entreprise sur deux avait pourtant déjà vécu une crise autre que la pandémie actuelle. Dans le secteur de l’hébergement, du tourisme et du divertissement, ce chiffre grimpe à 65 %. Malgré tout, les entreprises sondées se sont dites peu préparées pour y faire face.

Une entreprise bien outillée augmente considérablement ses chances de survie en période de crise. Un bon plan de gestion de crise réduit les insécurités et minimise les oublis ou les faux pas. La préparation, c’est la clé du succès pour gérer efficacement en temps incertains, maintenir la crédibilité et le lien de confiance, ainsi que pour propulser l’organisation vers de nouveaux sommets », ajoute Mme Fernandez.

Bien que la majorité de ces dirigeants québécois ont le sentiment d’être bien outillés en temps de crise, il n’en demeure pas moins que 44 % avouent ne pas avoir à l’interne les ressources capables de gérer leurs communications organisationnelles. De même, 40 % n’ont pas de plan de communication prévu à cet effet.

Faits importants à noter, les entreprises qui se sentent les moins bien outillées sont celles dont le siège social est au Québec (56 %), celles qui embauchent entre 30 et 99 employés (42 %) et le secteur manufacturier (50 %).

On notait, lors du coup de sonde, un mélange d’optimisme et de déni chez les dirigeants d’entreprise dont la majorité avait la perception d’être bien outillés et/ou jugaient peu probable qu’une telle crise ne survienne, alors que la réalité de ceux qui ont déjà vécu une telle crise (44 % de l’ensemble) avouent après coup (26 %) qu’ils n’étaient pas suffisamment préparés », explique Cyntia Darisse, vice-présidente chez Léger.

Cet écart peut sans doute s’expliquer par le fait que tout bon gestionnaire a tendance à avoir le sentiment d’être en contrôle, d’être bien préparé, et d’avoir confiance en son équipe. « Ce n’est pas étranger au fait que les répondants démontrent une forte volonté de se débrouiller seuls avec leurs ressources à l’interne (54 %), bien qu’elles ne soient pas toujours spécialisées en gestion de crise, interne ou externe, et que l’image de l’entreprise puisse souffrir d’une gestion inadéquate », poursuit-elle.

Selon Léger, il s’agit d’une première au Québec de sonder spécifiquement sur ce sujet, auprès d’un aussi grand échantillon de dirigeants d’entreprises.

L’échantillon est hautement représentatif des dirigeants de moyennes et de grandes entreprises du Québec, qu’on le regarde sous l’angle de la taille de l’entreprise, de la région, du secteur d’activité, et même du profil sociodémographique du dirigeant », précise Mme Darisse.

Le sondage Léger a été réalisé auprès de 300 gestionnaires ou propriétaires d’entreprises partout au Québec comptant plus de 30 employés.

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