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Femmes de l’industrie: rencontre avec Caroline Roy, VP et associée de Mesure Média

Chaque mois, Isarta Infos vous présente le parcours d’une femme ayant réussi dans l’industrie de la communication marketing québécoise. Aujourd’hui, nous nous entretenons avec Caroline Roy, VP et associée de la firme d’analyse et d’évaluation des médias, Mesure Média. Portrait d’une jeune entrepreneure dynamique.

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15 novembre 2016

Pouvez-vous nous raconter votre parcours avant de lancer Mesure Média?

Caroline Roy: ça fait une douzaine d’années que je travaille dans le domaine des communications. J’ai commencé par étudier en sciences politiques à McGill avant d’obtenir un certificat en journalisme de l’Université de Montréal. Ma carrière a donc débuté en journalisme, j’ai notamment travaillé au Journal de Montréal pendant 4 ans. Puis, j’ai décidé de passer de l’autre côté de la barrière et j’ai intégré une agence très spécialisée en veille médiatique, Influence Communication. J’y suis restée 3 ans avant de rejoindre les rangs de Direction Communications Stratégiques. C’est là que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon futur associé! Ensemble, nous avons créé Mesure Média en juillet 2015.

Quel est le rôle de votre firme, justement? Elle propose un service assez unique au Québec, n’est-ce pas?

Caroline Roy: on analyse les retombées médiatiques et l’ensemble de la couverture dans les médias de nos clients. On parle bien ici de média acquis, et non de publicité. On produit des données, on observe et on fait des recommandations à nos clients pour les aider à se démarquer et améliorer la gestion de leurs communications. Finalement, l’analyse médiatique, c’est du conseil en relations publiques mais sous forme de données: cela nous permet de baser les décisions de communication sur du factuel et non des impressions, et de ne laisser place à aucune zone d’ombre. Nous sommes en effet la seule firme au Québec à proposer un service spécifiquement basé sur l’analyse de données en relations publiques.

Et comment réagissent les clients à cette nouvelle façon de procéder?

Caroline Roy: ce n’est pas encore une évidence et on a un vrai travail de pédagogie à faire encore aujourd’hui, mais les clients comprennent de plus en plus l’importance de se servir des données, du «big data» pour prendre des décisions d’affaires. Par ailleurs, les directions d’entreprises demandent désormais à ce que les équipes de communication leur fournissent des données, des éléments concrets de mesure de performance. La demande est donc vraiment en croissance, mais il nous a fallu défricher le terrain.

Avez-vous toujours eu envie de bâtir votre propre entreprise? 

Caroline Roy: non, c’est plutôt venu avec les années et les opportunités qui se sont présentées à moi. Par contre, c’est vrai que je suis quelqu’un d’organisé et que j’ai toujours été impliquée dans des projets qui nécessitaient que je gère des budgets, etc. Donc, les choses me sont venues assez naturellement. Je ne suis pas étonnée que ça m’arrive, mais je ne suis pas née avec ce rêve-là, c’est vrai! [rires]

Outre l’organisation, quelles qualités faut-il pour occuper un poste tel que le vôtre? 

Caroline Roy: sans hésiter, je dirais de l’engagement et de la passion. Il faut avoir un grand sens des responsabilités, savoir ce que l’on veut et aller le chercher, et apprendre à ne pas rejeter la faute sur les autres. Avoir sa propre affaire, c’est un engagement de tous les instants, on y met beaucoup d’émotions et de passion. Disons qu’il est impossible de dire, à 19h: «ok je m’en fiche» [rires]. On peut décrocher, oui, mais l’engagement est toujours là.

Et comment fait-on pour décrocher, justement? 

Caroline Roy: je n’ai pas la recette miracle mais je pense que c’est très important de se ménager du temps pour soi et ses projets personnels, quels qu’ils soient. Moi, par exemple, l’été je fais beaucoup de vélo. Je suis autant engagée dans mes entraînements que dans mon travail, et c’est essentiel de ne pas ressentir de culpabilité. Au contraire, ce sont ces moments-là qui permettent de prendre du recul et d’appréhender le travail différemment.

Avez-vous déjà ressenti de la discrimination du fait que vous soyez une femme à la tête de votre entreprise? 

Caroline Roy: non, mais il faut dire que le milieu des relations publiques est assez féminin. De nombreux cabinets ont des femmes pour présidentes et c’est sûr que ça aide. Elles ont notamment facilité les choses pour la conciliation travail-famille, je pense, et cela bénéficie à tout le monde, hommes inclus! [rires]. Ce qui peut être potentiellement discriminant est plus mon âge. C’est parfois plus dur de s’imposer quand on a l’air jeune mais, comme mon associé est plus âgé, on fait la paire!

Quels conseils donneriez-vous à la relève qui souhaiterait se lancer en affaires comme vous? 

Caroline Roy: mon principal conseil est de ne pas hésiter à s’entourer. Un coach, un mentor, bref quelqu’un avec qui on s’entend bien et en qui on a confiance, ça aide énormément. C’est quand même une grosse aventure, de bâtir son entreprise, et on pourrait facilement travailler non-stop. C’est bien d’avoir quelqu’un qui te guide pour savoir où mettre tes priorités, tes énergies, etc. Et puis c’est bien de les revoir après aussi, car parfois on se sent un peu seul au monde et on ne sait pas toujours si on pose les bons gestes. Donc oui, bien s’entourer et avoir des références, c’est mon conseil pour partir sur de bonnes bases!

A propos de l'auteur

Aurore Le Bourdon
Responsable des contenus

Responsable des contenus d'Isarta Infos, Aurore Le Bourdon a travaillé dans les services de Communication/Marketing de firmes internationales et en agences de publicité. Elle a aussi été journaliste pigiste pendant plusieurs années pour des mandats corporatifs ou pour la presse française. Elle est titulaire d'un baccalauréat en langues étrangères et de deux maîtrises: l'une en Marketing et Gestion des entreprises, l'autre en Communications Corporatives.

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