Futur du marché du travail en 2030 : La nécessaire transformation des compétences selon le Forum Économique Mondial Reviewed by La Rédaction on . 29 janvier 2026 Le World Economic Forum, au-delà des frasques de Donald Trump à Davos, vient de publier son traditionnel rapport sur l'avenir du travail, basé s 29 janvier 2026 Le World Economic Forum, au-delà des frasques de Donald Trump à Davos, vient de publier son traditionnel rapport sur l'avenir du travail, basé s Rating: 0

Futur du marché du travail en 2030 : La nécessaire transformation des compétences selon le Forum Économique Mondial

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29 janvier 2026

Le World Economic Forum, au-delà des frasques de Donald Trump à Davos, vient de publier son traditionnel rapport sur l’avenir du travail, basé sur les témoignages de plus de 1 000 dirigeants représentant 14 millions de salariés. IA, nouvelles compétences, création et destruction d’emplois… Synthèse en X faits saillants.

1- Emplois : une destruction créatrice

Premier enseignement global : l’emploi mondial devrait progresser de 7 % à l’horizon 2030, soit une création nette de 78 millions de postes. Un chiffre éloquent qui masque toutefois une réalité plus contrastée : 170 millions de nouveaux postes seront créés tandis que 92 millions disparaîtront. Autrement dit, un emploi sur cinq (22 %) connaîtra une transformation structurelle.

Dans le détail, le rapport pointe la forte croissance en volume des rôles de « première ligne » (agriculteurs, livreurs, ouvriers, commerciaux, soignants, éducateurs…). Côté rôles technologiques, les spécialistes de la donnée, les ingénieurs logiciel, les spécialistes en IA ou encore les métiers dans la transition énergétique (véhicules, énergies renouvelables) connaîtront la croissance la plus rapide en termes de pourcentage.

À l’inverse, les employés de bureau (assistants administratifs ou secrétaires de direction) et les caissiers (services postaux, banques…) devraient connaître le plus grand déclin en valeur absolu.

2- 39 % des compétences d’aujourd’hui obsolètes d’ici 2030

L’autre enseignement marquant concerne les compétences requises. Selon les répondants, 39 % des compétences devront évoluer d’ici 2030. Un chiffre qui semble élevé à première vue, mais qui est en réalité en retrait par rapport aux éditions précédentes (57 % en 2020 et 44% en 2023). Comment l’expliquer ?

Une attention croissante portée aux programmes d’apprentissage en continu, au perfectionnement et aux reconversions professionnelles permet aux entreprises d’anticiper et de gérer au mieux les futurs besoins en compétences », indique le rapport.

En témoigne le taux de 50 % des employés ayant effectué une formation, contre 41 % en 2023. Le savoir se diffuse.

Les compétences clés en 2025 ? La pensée analytique (69 %), la résilience / flexibilité / agilité (67 %) et le leadership et l’influence (61 %).

Sans surprise, les compétences en IA et en technologies font partie des compétences émergentes à acquérir d’ici les prochaines années.

3- Quelles stratégies RH face à ces transformations ?

Enfin, le rapport s’est intéressé aux stratégies adoptées par les employeurs en réponse à ces tendances macro-économiques. D’une part, il est à noter que l’obstacle majeur à la transformation de leur organisation, selon eux, n’est pas la culture et la résistance aux changements mais… l’écart des compétences (entre celles qui existent sur le marché et celles qu’il faudrait pour mener à bien ces transformations).

Conséquence : 85 % des employeurs interrogés prévoient de prioriser le perfectionnement de leur main-d’Å“uvre, tandis que 70 % vont embaucher du personnel ayant de nouvelles compétences (alors que 40 % prévoient de réduire les effectifs dont les compétences deviennent moins pertinentes).

Les pratiques majoritaires pour attirer des talents ? Le soutien de la santé et du bien-être des employés (64 %), des initiatives de reconversion et de perfectionnement (63 %) ou encore l’amélioration des parcours carrière (62 %). L’accroissement des salaires ne vient qu’après (50 %).

Enfin, l’enquête constate que, malgré les vents contraires qui soufflent actuellement notamment aux États-Unis, l’adoption d’initiatives de diversité, d’équité et d’inclusion continue d’augmenter. Il faut dire que le potentiel d’élargissement de la disponibilité des talents en exploitant des bassins de talents diversifiés est souligné par quatre fois plus d’employeurs (47 %) qu’il y a deux ans (10 %).

Des enseignements certes globaux mais qui éclairent sur les grandes tendances à venir sur le monde du travail et ainsi sur les décisions à anticiper dans les années à venir !




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