Tendances marketing et communication 2019 : dompter le Web, c’est possible? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . 7 janvier 2019 Des voix s’élèvent pour demander aux géants du Web de payer leur juste part d’impôt. Pour demander aux influenceurs de clarifier leur nombre d'ab 7 janvier 2019 Des voix s’élèvent pour demander aux géants du Web de payer leur juste part d’impôt. Pour demander aux influenceurs de clarifier leur nombre d'ab Rating: 0

Tendances marketing et communication 2019 : dompter le Web, c’est possible?

7 janvier 2019

Des voix s’élèvent pour demander aux géants du Web de payer leur juste part d’impôt. Pour demander aux influenceurs de clarifier leur nombre d’abonnés et leurs commandites réelles. Pour demander aux utilisateurs de médias sociaux d’être plus cordiaux, et aux médias sociaux eux-mêmes d’être plus transparents avec nos données… Mais peut-on réellement dompter le Web? C’est ce que nous découvrirons en 2019.

1. Dompter les médias sociaux

L’année 2018 s’est terminée sur le cri du cœur de deux chroniqueurs techno appelant la population à reconsidérer notre rapport à Facebook. En novembre dernier, l’analyste Jesse Hirsh a dénoncé la complaisante de la CBC envers Facebook, reprochant à la télé d’État d’acheter de la publicité sur la plateforme, tout en dénonçant la menace qu’elle représente pour la démocratie.

Quelques semaines plus tard, le journaliste Mathieu Dugal a fait un appel « à la sobriété » dans l’utilisation de Facebook et Twitter, dénonçant le manque de civilité sur ces plateformes.

Si la tendance pointe vers un encadrement plus étroit de ces plateformes, c’est difficile de savoir quelle solution dominera : verra-t-on une soudaine popularité des abonnements payants, des plateformes « désalgorithmées », autres ? L’année 2019 saura nous tenir en haleine à ce chapitre.

2. Quand le « social » est Roi

Toutefois, on peut prédire sans se tromper que la dimension « social » du Web poursuivra sa croissance. Et les entreprises continueront de s’y mettre, intensément.

On n’a qu’à penser au « social selling » – qui est la vente B2C et B2B sur les médias sociaux – au « social listening » – qui est la veille de tout ce qui se dit sur nous sur les médias sociaux – ou le « social by design » – qui est la tendance à intégrer des forums de discussion et des systèmes de commentaires dans les applications. Et combien d’autres déclinaisons de l’interactivité en ligne!

3. Quel avenir pour les influenceurs ?

Les influenceurs ont fait la manchette pour les mauvaises raisons en 2018 : scandales de faux abonnés et… de fausses commandites! Pourront-ils redorer leur blason en 2019? Rien n’est moins sûr.

La conséquence logique sera une croissance accélérée du capital de sympathie envers les micro-influenceurs. Comment les reconnaître – au-delà de leur petit nombre d’abonnés ? Ce sont des artistes originaux, ou des connaisseurs d’un domaine pointu, qui ont choisi de miser sur une production artisanale de qualité, en espérant gagner l’adhésion des masses sur le long terme. Leur patience payera en 2019!

4. Retour en force du storytelling

De manière générale, on peut s’attendre à un déclin du « clickbate » et des techniques de vente agressives qui ont recours au matraquage de courriel automatisé.

En 2019, je vois le marketing faire des efforts pour se rapprocher des valeurs humaines et devenir plus authentique auprès de sa clientèle cible, dit Benoît Desforges, directeur marketing et créateur du groupe Facebook Marketing 2018 – Québec. Je prédis que le marketing va créer davantage de valeur via le storytelling et le développement de communautés autour de la marque. »

Pascal Henrard, stratège marketing et coauteur du Guide du marketing de contenu, prévoit aussi une crue d’histoires étoffées et inspirantes en 2019 :

Dans la prochaine année, on devrait voir plus de longs contenus, sous la forme de livres, de magazines ou de documentaires, qui par leur pertinence, leur utilité et leur pérennité donneront au marketing de contenu une nouvelle dimension. »

5. Éclatement des formats

En 2018, Mark Zuckerberg avait tenté de nous convaincre que la vidéo seule dominerait bientôt le Web. Or, dans la réalité, ce n’est pas ce qui se produit. On constate plutôt une hybridation des formats, incluant texte, photo et vidéo. Pascal Henrard prévoit par conséquent une hybridation des équipes responsable de la production du marketing de contenu :

En marketing de contenu, la prochaine étape sera d’avoir des équipes de création de contenu véritablement hybrides. Pas seulement des gestionnaires de contenu ou des rédacteurs de blogue, mais de véritables créateurs polyvalents qui comprennent le langage marketing, maîtrisent le storytelling et possèdent l’intuition de l’air de temps. »

Bonne année 2019!

 

Pour en savoir plus sur le sujet :

Faux influenceurs : le Québec n’échappe pas au phénomène

Bilan marketing et communication 2018 : une année de galère?

Les 7 enseignements pour les communicateurs du rapport mondial sur les communications de Cision

A propos de l'auteur

Philippe Jean Poirier

Philippe Jean Poirier est un journaliste indépendant qui navigue entre l'actualité quotidienne et les sujets de société pour produire des textes qu'il espère à la fois personnels et pertinents. Courriel: pj_poirier@isarta.com

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