Recrutement : accepteriez-vous de parler à un robot-recruteur ? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . xx janvier 2026 Dans l’année à venir, le spécialiste du recrutement chez Sourcinc Charles Parent, prédit que les robots-recruteurs prendront une part grandissan xx janvier 2026 Dans l’année à venir, le spécialiste du recrutement chez Sourcinc Charles Parent, prédit que les robots-recruteurs prendront une part grandissan Rating: 0

Recrutement : accepteriez-vous de parler à un robot-recruteur ?

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xx janvier 2026

Dans l’année à venir, le spécialiste du recrutement chez Sourcinc Charles Parent, prédit que les robots-recruteurs prendront une part grandissante dans la chaîne de valeur du recrutement. Comme l’application Alex AI. Explorons cette tendance qui n’en est qu’à ses débuts.

Il y a quelques mois, Charles Parent a testé pour la première fois l’application Alex AI et il en a été agréablement surpris. L’entrevue peut se faire par téléphone ou en visioconférence, mais à caméra fermée.

Après une minute ou deux, tu as l’impression de parler à un humain tellement la conversation est fluide. Pour s’assurer de bien avoir capté les informations, le robot va proposer un résumé ou une reformulation de la réponse », illustre-t-il.

Il voit des avantages aussi bien pour les employeurs que les candidats.

Le robot est disponible 24 heures sur 24 pour conduire une entrevue. Le candidat peut donc choisir le moment de son choix. Je vois que ce type de solutions peut être très utile pour mener des entrevues de présélection ou du recrutement de postes à grand volume, pour des emplois journaliers ou dans le commerce de détail, » estime-t-il.

La formule est aussi plus engageante que les entrevues « asynchrones » qui ont commencé à voir le jour depuis quelques années. Toutefois, le directeur de l’expérience client de Sourcinc reconnaît que le prix peut constituer un frein à l’adoption de cette technologie.

Signe d’un employeur accommodant… ou simple manque d’égard envers le candidat?

Comme ce type de solution est nouvelle sur le marché, nous avons voulu savoir à quel point les candidats y étaient ouverts. Nous avons posé la question sur LinkedIn:

Source : LinkedIn

En parlant aux participants du sondage, on comprend que la partie n’est pas gagnée.

J’ai une amie qui habite en Ontario qui a vécu cela à quelques reprises lors de sa recherche d’emploi l’an dernier – pour un poste de rédaction – et elle était découragée », raconte Ann Doucet.

Véronique Patry s’indigne :

Tellement impersonnel ! Et comment ce robot traite la nuance ? Je serais curieuse de connaître la culture organisationnelle d’une entreprise utilisant ce type d’entrevue. »

Julien-Pier Boisvert apporte une réponse ambivalente :

Je pense qu’il y a des use cases pour ça – là où le recrutement n’est pas une valeur ajoutée, ou dans un contexte où le turnover est super élevé – mais au final, un robot-recruteur, c’est une entreprise qui te dit: « Yo le jeune, mon temps est vraiment plus important que le tien. »

Ayant été mandaté pour paramétrer ce genre de robot, le conseiller RH Michel Rouleau offre une perspective beaucoup plus clémente :

Dans les faits, peu de recruteurs offrent des entrevues le soir ou la fin de semaine… alors que l’IA peut justement être disponible à 21 h un jeudi, quand le candidat l’est enfin. Ou bien à 1h du matin quand il a fini son quart. Sans compter les processus où on multiplie les étapes et où, au final, c’est surtout le candidat qui attend. »

Pour le moment, il juge l’exercice salutaire.

Ce n’est pas une solution du mur à mur… Une IA mal utilisée et mal configurée l’IA déshumanise, c’est vrai. Mais on juge très fort l’IA, alors que certains recruteurs ‘humains’ offrent eux aussi une très mauvaise expérience candidat. » 




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