Saint-Valentin : Des dépenses en forte hausse au Québec cette année malgré un climat économique toujours incertain Reviewed by La Rédaction on . 10 février 2026 Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) vient de dévoiler son nouveau baromètre, réalisé avec ORAMA Marketing, sur les dépenses prévue 10 février 2026 Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) vient de dévoiler son nouveau baromètre, réalisé avec ORAMA Marketing, sur les dépenses prévue Rating: 0

Saint-Valentin : Des dépenses en forte hausse au Québec cette année malgré un climat économique toujours incertain

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10 février 2026

Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) vient de dévoiler son nouveau baromètre, réalisé avec ORAMA Marketing, sur les dépenses prévues pour la Saint-Valentin. Si les consommateurs québécois demeurent prudents, leurs intentions d’achat se maintiennent à moyen terme et certains rendez-vous de consommation continuent de générer des dépenses significatives.

Commençons par évoquer la vue globale. L’indice de confiance des ménages s’établit à 86,3 en janvier 2026, en léger recul par rapport à octobre, tandis que l’indice de l’optimisme d’achat atteint 93,8.

Malgré cette relative stabilité, trois Québécois sur quatre (75 %) se disent toujours inquiets face à l’avenir. La majorité des consommateurs (67 %) croient que les prix à la consommation continueront d’augmenter en 2026, bien que cette proportion soit en baisse de 5 points. Par ailleurs, 46 % anticipent une récession au Québec d’ici la fin de l’année, une diminution de 5 points comparativement à l’automne dernier.

Un contexte économique toujours sous tension

Les préoccupations liées à la guerre commerciale demeurent bien présentes. Plus de huit Québécois sur dix (83 %) se disent inquiets des conséquences de ce contexte sur l’économie québécoise, une proportion qui grimpe à 47 % chez les 18 à 24 ans. Dans ce groupe, un jeune sur deux (52 %) craint des répercussions sur sa sécurité d’emploi.

La hausse des prix est également largement ressentie, alors que 75 % des consommateurs disent avoir observé une augmentation du prix des produits achetés régulièrement.

Face à cette pression, les comportements d’achat continuent de s’ajuster. Plus de la moitié des consommateurs (55 %) évitent les produits américains, tandis que 39 % augmentent leurs achats dans les commerces locaux, une hausse de 8 points. Ces données confirment une volonté persistante de soutenir l’économie d’ici, malgré un contexte économique contraignant.

Des intentions d’achat prudentes, mais maintenues

Si les intentions d’achat à court terme ralentissent, avec 35 % des consommateurs prévoyant un achat important dans les trois prochains mois, les perspectives à moyen terme demeurent plus favorables.

En effet, 56 % des Québécois envisagent un achat important au cours des 12 prochains mois, une hausse de 5 points. Cette dynamique traduit une consommation plus réfléchie, où les achats sont davantage planifiés et parfois reportés.

Commerce en ligne : une stabilisation après le pic des Fêtes

Le Baromètre indique que 17 % des consommateurs prévoient augmenter leurs achats en ligne dans les trois prochains mois, en baisse de 5 points. En excluant la période exceptionnelle du temps des Fêtes, les achats sur les plateformes étrangères, dont Temu et Shein, demeurent relativement stables sur un an.

Plus de huit Québécois sur dix ont toutefois acheté sur Amazon au cours des six derniers mois, un résultat stable. Ces données suggèrent une normalisation des comportements numériques après les Fêtes, sans accélération marquée du commerce en ligne en ce début d’année.

La Saint-Valentin : un signal fort en ce début d’année

À l’approche de la Saint-Valentin, quatre Québécois sur dix (39 %) prévoient faire des achats, une proportion stable par rapport à l’an dernier. Les dépenses moyennes prévues atteignent toutefois 306 $, une hausse marquée de 40 % comparativement à 2025, qui étaient de 219 $.

Bien que le magasin demeure le mode d’achat privilégié, les achats en ligne gagnent du terrain, notamment pour éviter l’achalandage.

Malgré un climat économique incertain et une inquiétude qui demeure élevée, les consommateurs continuent de répondre présents pour certains moments clés de l’année, comme la Saint-Valentin. Cette hausse des dépenses illustre une consommation plus ciblée et réfléchie, qui exige des détaillants une grande agilité et une lecture fine des attentes des consommateurs », affirme Damien Silès, président-directeur général du CQCD.




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