Médias sociaux : 4 tendances à suivre en 2026 Reviewed by Kévin Deniau on . 19 février 2026 Deux études parues coup sur coup (Brandwatch et Swello) dressent un baromètre des tendances 2026 sur les médias sociaux. Intéressons-nous à cell 19 février 2026 Deux études parues coup sur coup (Brandwatch et Swello) dressent un baromètre des tendances 2026 sur les médias sociaux. Intéressons-nous à cell Rating: 0

Médias sociaux : 4 tendances à suivre en 2026

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19 février 2026

Deux études parues coup sur coup (Brandwatch et Swello) dressent un baromètre des tendances 2026 sur les médias sociaux. Intéressons-nous à celles qui semblent les plus marquantes.

1- La confiance : un avantage concurrentiel déterminant

Cette première tendance, tirée d’une observation de l’outil Brandwatch qui a analysé 910 millions de mentions en ligne, semble assez convenue. Elle s’appuie toutefois sur un chiffre pour le moins radical : les marques n’initient que moins de 1% des discussions en ligne qui les concernent ! Dit autrement : 99% des conversations sur les marques se font… sans elles.

Cela peut être interprété comme un cruel désaveu pour les équipes marketing, du moins pour leurs campagnes. Mais aussi représenter une vaste opportunité :

L’enjeu majeur n’est donc pas de contrôler la conversation, mais de savoir capter et répondre aux 99% restants où votre réputation se forge réellement — en bien ou en mal », indique le rapport.

Parmi les pistes évoquées : faire du service client un véritable outil de marketing en ligne !

À mesure que la frustration monte, les marques exemplaires ressortent d’autant plus. Nous avons recensé plus de 348 000 mentions en ligne faisant état d’un service client jugé utile. Ces échanges positifs laissent une empreinte durable, influencent les décisions d’achat et renforcent la réputation des marques », insiste Brandwatch.

2. Le retour en force de la « désinfluence » (ou « deinfluencing »)

On connaissance le marketing d’influence, place à l’inverse : la « désinfluence ». Contrairement aux influenceurs traditionnels qui incitent leurs abonnés à acheter, les désinfluenceurs les découragent en mettant en lumière les défauts des produits ou les raisons de les éviter.

Selon Brandwatch, cette tendance n’est pas nouvelle – elle a connu son pic initial début 2023 alors que plusieurs vidéos TikTok sur le sujet sont devenues virales et que le TIME et The Guardian en ont fait l’écho. Toutefois, elle connaît un net regain d’intérêt.

En 2025, les mentions de « deinfluencing », que l’on pourrait aussi traduire par « contre-recommandation active », ont bondi de 79%. Avec une frustration particulièrement forte envers les frais cachés (+ 40% de mentions) qui font que certains consommateurs dénoncent publiquement des marques et en deviennent des anti-ambassadeurs.

Ce qui fait dire à Brandwatch, en corollaire du point précédent :

La transparence n’est plus un différenciateur : c’est une condition de survie. Les pratiques tarifaires trompeuses et les produits décevants génèrent désormais une viralité négative durable ».

3- L’engagement invisible comme nouveau critère des algorithmes

Quels sont les indicateurs qui contribuent le plus à la performance d’une publication ? Les likes et les commentaires a-t-on coutume d’entendre. Selon Swello, un rééquilibrage semble s’opérer avec une place de plus en plus importante accordée aux partages et aux enregistrements. Des données que Linkedin a d’ailleurs rendu visible dans le courant de l’année dernière.

On « consomme » plus discrètement, mais on transmet beaucoup plus en privé. Les marques doivent donc créer des contenus pensés pour être sauvegardés et envoyés (checklists, mini-guides, fiches mémos…) », conseille la solution de gestion des réseaux sociaux.

4- L’IA raisonnée… pour laisser la place aux imperfections humaines

Une dernière tendance qui peut sembler à contre-courant de la vague permanente de l’IA qui déferle dans l’univers des réseaux sociaux. Pour Swello, toutefois, l’enjeu n’est plus d’utiliser l’IA par défaut, mais intelligemment. C’est-à-dire pour gagner du temps sur les tâches répétitives, sans effacer l’authenticité de la marque.

Un point qui rappelle la notion de « design naïf » évoquée récemment. Paradoxalement, l’humain conserve une grande valeur ajoutée dans… son imperfection ! Un reflet de sa sincérité.

Autrement dit, les consommateurs acceptent l’IA quand elle résout de vrais problèmes (véhicules autonomes, optimisation énergétique), mais la rejettent quand elle remplace mal l’humain. La règle d’or : l’IA doit magnifier la touche humaine, pas la remplacer.




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