Exposer son art en ligne: des hauts et des bas Reviewed by François Nadeau on . En 2005, l'artiste David Choe est embauché pour donner une touche de couleurs aux locaux d'une jeune entreprise en démarrage nommée Facebook. À l'époque, l'arti En 2005, l'artiste David Choe est embauché pour donner une touche de couleurs aux locaux d'une jeune entreprise en démarrage nommée Facebook. À l'époque, l'arti Rating: 0

Exposer son art en ligne: des hauts et des bas

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En 2005, l’artiste David Choe est embauché pour donner une touche de couleurs aux locaux d’une jeune entreprise en démarrage nommée Facebook.

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À l’époque, l’artiste peintre a été persuadé d’accepter des actions de l’organisation en guise de rémunération, au lieu des 60 000$ qu’il exigeait au départ. Sept ans plus tard, ses actions valaient environ 200 millions de dollars.

SI tous les artistes ne tirent pas autant de bénéfices de Facebook, plusieurs s’en sortent bien – même plutôt bien.

C’est par exemple le cas de Laurie Marois, une jeune artiste peintre originaire de Normandin, au Lac Saint-Jean.

Au printemps 2014, Laurie crée une page Facebook suite aux conseils d’une amie. Le succès est rapide. Elle récolte son premier millier de «fans» un mois plus tard.

Aujourd’hui, la page compte plus de 21 000 adeptes et il n’est pas rare qu’une publication génère plusieurs centaines de commentaires. En des mots plus «scientifiques», on dirait que le taux d’engagement est excellent.

L’artiste a-t-elle consulté des experts ou suivi une formation avant de se lancer dans l’aventure?

Pas du tout. Je connaissais Facebook pour y avoir une page personnelle, mais sans plus. Au fil du temps toutefois, j’ai de mieux en mieux compris quel type de publication était le plus susceptible d’intéresser ceux qui suivent ma page. Je constate aussi que certains moments de la journée sont plus propices pour diffuser du contenu», raconte-t-elle.

Au départ, Laurie Marois a posé différentes actions afin de promouvoir sa page. Le tirage d’un chèque cadeau lui a notamment permis de faire grimper rapidement le nombre de ses abonnés.

Aujourd’hui toutefois, la promotion n’est plus son objectif principal.

En ce moment, ma priorité est d’être présente au maximum sur la page et de répondre aux commentaires. À mon avis, l’interaction avec les gens qui suivent mon travail est primordiale».

Outre une grande visibilité, la page Facebook de Laurie lui amène aussi des commandes. Elle estime en avoir reçu une centaine rien que dans la dernière année.

Pas que des bons côtés

Si les médias sociaux demandent un investissement financier relativement faible, ils requièrent toutefois du temps. C’est un défi pour Laurie, qui doit combiner la gestion de sa page avec la peinture, deux activités qui ne se marient pas nécessairement bien.

Un autre défi qu’amène l’exposition de son art sur les médias sociaux est la protection de ses droits d’auteurs.

On m’avise fréquemment que des œuvres ressemblent grandement aux miennes. Parfois, il s’agit  seulement d’un produit qui s’inspire de mon style, mais à d’autres moments, c’est carrément une reproduction», explique-t-elle.

Récemment, Laurie a eu recours aux conseils d’une avocate afin d’être outillée face aux cas allégués de plagiat. L’artiste peintre utilise également certaines techniques afin de protéger ses oeuvres, comme le tatouage numérique.

Au fil du temps, plusieurs images non protégées de ses toiles se sont toutefois accumulées sur le Web. Une simple recherche dans Google Images permet de s’en rendre compte.

Si c’était à refaire, je m’assurerais de mieux protéger les contenus que je diffuse en ligne», mentionne l’artiste qui se fait maintenant un devoir d’éduquer ses fans sur la limite entre inspiration et reproduction.

Crédit photo: Maryline Rivard.

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