Comment rester « serein » face à l’IA ? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . 11 mars 2026 L’arrivée tonitruante de l’IA dans les milieux de travail a créé une réaction épidermique de résistance au changement chez certains travailleurs. L 11 mars 2026 L’arrivée tonitruante de l’IA dans les milieux de travail a créé une réaction épidermique de résistance au changement chez certains travailleurs. L Rating: 0

Comment rester « serein » face à l’IA ?

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11 mars 2026

L’arrivée tonitruante de l’IA dans les milieux de travail a créé une réaction épidermique de résistance au changement chez certains travailleurs. Le coach agile Bruno Bouchard propose la formation « Travailler avec l’IA : gérer le stress et développer sa capacité d’adaptation » pour aider les gestionnaires ou les responsables RH à mobiliser leurs équipes autour d’un projet d’adoption de l’IA.

Bruno Bouchard ne forcera personne à adopter l’IA. Ce n’est pas sa posture de coach. Toutefois, il invite les gestionnaires et leurs équipes à reconnaître que la société est à une croisée des chemins, d’un point de vue technologique.

L’IA est là. Les travailleurs ont un choix : soit ils embarquent, soit ils n’embarquent pas. Soit ils restent dans l’inertie, soit ils deviennent des agents de changement. Ils explorent et s’ajustent en cours de route. »

Le coach agile remet ce bouleversement technologique dans une perspective historique.

Quand il y a une grande avancée technologique, que ce soit l’arrivée d’Internet ou l’âge de fer, en règle générale, ça force les gens à sortir de l’homéostasie et ils ne veulent pas.»

Le réflexe est naturel, précise-t-il. C’est notre cerveau « reptilien », qui active notre instinct de survie.

Quand on parle de changement, ça compromet nos façons de faire et nos habitudes. On ne se sent pas bien. On se sent en danger. Ça enclenche un réflexe : combattre, fuir ou bien figer (« fight, flight or freeze »). »

On le voit bien dans les organisations – certains travailleurs sautent aveuglément sur l’IA, sans se soucier des aspects éthiques, alors que d’autres figent, pris de vertige face à leur propre courbe d’apprentissage.

Pour sortir de cela, il faut donner du sens à ce qui nous arrive. En tant que gestionnaire, il faut réfléchir à la responsabilité qu’on a dans l’adoption de cette technologie. En tant qu’employé, on peut se demander comment faire pour arrêter de mettre les freins et devenir un agent de changement. Comment peut-on pour faire s’unir et traverser ce changement ensemble. » 

En tant que spécialiste de gestion du changement, il rappelle le principe de base, d’y aller progressivement, à sa vitesse.

Plutôt que de viser la plus haute marche ou la plus grosse étape, c’est préférable de commencer par une petite étape. On cherche la plus petite action à faire. C’est un microapprentissage. En prenant quelques minutes par jour pour lire un article sur le sujet, ça peut donner le goût d’en savoir plus. Ça va amener d’autres actions, qui nous mobilisent dans la bonne direction. L’objectif n’est pas de connaître tous les outils. L’objectif, c’est de donner du sens à cette technologie et de comprendre les responsabilités qui en découlent. »

C’est également important d’aménager un espace pour nommer ses craintes et ses appréhensions.

On a le droit d’être humain. La gestion du changement, c’est écouter les préoccupations, pour ensuite amener les gens à voir le positif qui peut ressortir de la transformation. »




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