Commerce de détail : une croissance des ventes significatives en 2025 au Québec malgré un contexte économique incertain Reviewed by Kévin Deniau on . 14 avril 2026 Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) dévoile son étude annuelle, menée avec le Groupe Altus, qui dresse le bilan du secteur pour l’an 14 avril 2026 Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) dévoile son étude annuelle, menée avec le Groupe Altus, qui dresse le bilan du secteur pour l’an Rating: 0

Commerce de détail : une croissance des ventes significatives en 2025 au Québec malgré un contexte économique incertain

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14 avril 2026

Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) dévoile son étude annuelle, menée avec le Groupe Altus, qui dresse le bilan du secteur pour l’année 2025 et présente les perspectives pour 2026. Voici les faits saillants.

Premier enseignement marquant : les ventes au détail au Québec ont atteint 187,1 milliards de dollars en 2025 (contre 180 milliards en 2024), soit une hausse de 3,5 %. La croissance au Canada atteint même 4 %, rompant ainsi avec deux années de faible croissance inférieure à 2 %.

Malgré cette croissance, l’analyse révèle une dynamique plus nuancée.

La progression des ventes s’inscrit dans un environnement marqué par une faible croissance de l’emploi (+0,2 %), une inflation toujours présente (2,5 %) et un taux de chômage en hausse à 5,6 %, ce qui continue d’exercer une pression importante sur les consommateur·trices et les détaillant·es », indique le CQCD dans son rapport.

Une croissance inégale selon les secteurs

L’évolution des ventes varie considérablement d’un secteur à l’autre. Certains segments affichent une croissance soutenue, notamment les magasins de vêtements (+12,4 %) et les magasins de détail divers (+10,6 %), traduisant un certain rattrapage après des années plus difficiles.

À l’inverse, d’autres secteurs poursuivent leur recul, comme les stations-service (-3,1 %), illustrant les effets persistants des fluctuations économiques et des variations des prix de l’énergie.

Cette évolution témoigne d’une croissance fragmentée du commerce de détail, davantage portée par des ajustements sectoriels que par une expansion généralisée de la consommation », explique le CQCD.

Au-delà des performances de vente, le secteur évolue dans un contexte économique qui demeure exigeant. La progression limitée de l’emploi, combinée à une inflation encore élevée et à une confiance des consommateur·trices instable, contribue à maintenir une pression sur le pouvoir d’achat des ménages.

Par ailleurs, les données sur l’endettement et les faillites continuent de refléter une fragilité économique sous-jacente, tant du côté des consommateur·trices que des entreprises, ce qui influence directement les comportements d’achat.

Perspectives 2026 : prudence dans un environnement incertain

Les perspectives pour 2026 demeurent marquées par une forte incertitude. Les prévisions indiquent une stabilité des taux d’intérêt, une inflation autour de 2,4 % et une légère hausse du taux de chômage, dans un contexte où l’emploi devrait stagner.

Le coût de l’essence, déjà en hausse, ajoutera une pression supplémentaire sur le budget des ménages et, par conséquent, sur la consommation.

Dans ce contexte, les détaillants devront continuer à composer avec un environnement économique complexe, où la croissance demeure possible, mais fragile.

Le secteur du commerce de détail démontre une certaine résilience, mais cette croissance demeure fragile et inégale. Dans un contexte économique encore incertain, il est essentiel de maintenir des conditions favorables, afin de soutenir durablement les détaillant·es québécois·es », affirme Damien Silès, président-directeur général du CQCD.




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