Indice IA de Léger : Une adoption qui explose dans les entreprises au Canada… mais un cruel manque de formation Reviewed by La Rédaction on . 23 septembre 2026 La firme Léger vient de sonder plus de 3 000 travailleurs et 1 000 décideurs IA canadiens afin de mieux identifier la façon dont les employés 23 septembre 2026 La firme Léger vient de sonder plus de 3 000 travailleurs et 1 000 décideurs IA canadiens afin de mieux identifier la façon dont les employés Rating: 0

Indice IA de Léger : Une adoption qui explose dans les entreprises au Canada… mais un cruel manque de formation

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23 septembre 2026

La firme Léger vient de sonder plus de 3 000 travailleurs et 1 000 décideurs IA canadiens afin de mieux identifier la façon dont les employés et les organisations s’adaptent à l’IA. Utilisation, niveau de compétence des utilisateurs, capacité à porter un jugement critique, gouvernance organisationnelle, conséquence sur le travail et la performance des entreprises…. Voici les faits saillants à retenir.

L’IA s’est rapidement intégrée au quotidien professionnel des employés canadiens… mais la formation et le retour sur investissement ne progressent pas au même rythme. Ce sont les grands enseignements de cet indice IA.

68 % des employés utilisent désormais l’IA dans leur travail au quotidien, tandis que 61 % n’ont reçu aucune formation en IA dans le cadre de leur emploi. Par ailleurs, 46 % des organisations qui utilisent l’IA ne voient encore aucun gain mesurable, alors que seulement 3 % déclarent des retombées d’affaires significatives, notamment en matière de revenus ou de ROI.

IA : l’adoption plutôt que la formation

Bien que beaucoup d’employés utilisent l’IA au quotidien dans leur travail, les deux tiers d’entre eux se limitent encore à trois types d’utilisation ou moins. Seulement 27 % estiment avoir un niveau de compétence élevé pour utiliser efficacement l’IA au travail, et à peine 34 % se disent capables de corriger ou d’améliorer un résultat décevant généré par l’IA.

De plus, la plupart des employés apprivoisent cette nouvelle technologie avec peu de soutien formel puisque seulement 17 % des organisations qui utilisent l’IA disent offrir un accompagnement structuré.

Les besoins sont donc très concrets : mieux comprendre les notions fondamentales et les bonnes pratiques liées à l’IA, savoir comment protéger les renseignements confidentiels et les données sensibles, et apprendre à l’utiliser dans des situations directement liées au travail quotidien. Pour les organisations, l’enjeu n’est donc plus simplement d’encourager les employés à essayer l’IA. Il faut maintenant s’assurer qu’ils ont les compétences, les outils et le soutien nécessaires pour en faire une utilisation efficace », indique Léger dans son communiqué.

L’utilisation généralisée de l’IA ne se traduit pas encore par une création de valeur à grande échelle

Parmi les organisations qui utilisent l’IA, 46 % ne constatent aucun gain mesurable, tandis que 21 % rapportent seulement des gains anecdotiques et 30 %, des gains opérationnels. Seulement 3 % rapportent des gains d’affaires (revenus ou ROI).

L’absence de gains mesurés ne veut pas pour autant dire que l’IA ne crée aucune valeur. Elle montre plutôt à quel point les organisations peinent encore à identifier les bons cas d’usage, à les déployer à plus grande échelle et à établir un lien clair entre les résultats obtenus et les indicateurs d’affaires.

Le véritable défi aujourd’hui ? Faire le lien entre l’utilisation de l’IA, l’évolution des façons de travailler, les résultats opérationnels et, ultimement, la création de valeur pour l’entreprise.

Les employés avancent plus vite que leurs organisations

Près d’un employé sur deux dit utiliser à l’occasion un outil d’IA non approuvé ou non officiel pour accomplir une tâche liée à son travail.

Parallèlement, 72 % jugent difficile d’accéder aux outils officiels mis à leur disposition par leur organisation, et près du tiers estiment progresser plus rapidement que leur employeur dans leur maîtrise de l’IA.

Or, seulement 21 % des organisations suivent l’utilisation des outils d’IA par leurs employés. Pour plusieurs, la visibilité sur les usages réels de cette technologie au travail demeure donc limitée.

Ces résultats laissent penser que l’« IA fantôme » (shadow AI) ne relève pas nécessairement d’une volonté de contourner les règles. Les employés peuvent simplement se tourner vers des outils non officiels qu’ils jugent plus rapides, plus simples ou mieux adaptés à leurs besoins.

Quand l’IA inspire confiance, les risques augmentent

Près de quatre employés sur dix ont déjà regretté s’être fiés à une réponse erronée générée par l’IA dans un contexte professionnel important.

Près de trois sur dix reconnaissent également utiliser parfois une réponse générée par l’IA sans la vérifier, généralement pour gagner du temps.

De plus, 17 % affirment qu’ils pourraient se fier à l’IA dans des situations très importantes, par exemple pour un livrable destiné à un client, une question de ressources humaines ou d’ordre juridique, ou encore une décision à fort enjeux.

L’erreur la plus dangereuse produite par l’IA n’est pas nécessairement celle qui paraît absurde. C’est celle qui semble plausible, qui est bien formulée et qui est acceptée sans vérification suffisante. »




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