Coronavirus : Les Québécois se sentent moins en sécurité au travail que dans le reste du pays Reviewed by La Rédaction on . 15 avril 2020 Angus Reid a mené, au nom d'ADP Canada, un sondage sur les répercussions de la COVID-19 sur les lieux de travail canadiens. Les premiers résultats 15 avril 2020 Angus Reid a mené, au nom d'ADP Canada, un sondage sur les répercussions de la COVID-19 sur les lieux de travail canadiens. Les premiers résultats Rating: 0

Coronavirus : Les Québécois se sentent moins en sécurité au travail que dans le reste du pays

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15 avril 2020

Angus Reid a mené, au nom d’ADP Canada, un sondage sur les répercussions de la COVID-19 sur les lieux de travail canadiens. Les premiers résultats montrent que la plupart des travailleurs canadiens se sentent en sécurité au travail pendant la pandémie. 

Ces derniers sont issus d’une enquête d’ADP Canada, la première de la série « Études sur les habitudes de travail en temps de COVID-19 d’ADP Canada ».

Les résultats indiquent que, conformément aux directives de santé publique et à leurs obligations en matière de santé et sécurité au travail, les employeurs ont adopté diverses mesures afin de protéger leur personnel, notamment la mise en place d’ententes de travail à domicile et de pratiques d’éloignement physique, l’augmentation de l’équipement de protection et des barrières et la désinfection et le nettoyage plus fréquents des espaces de travail.

Voici les faits saillants à retenir :

Globalement, près de 8 travailleurs québécois sur 10 se sentent en sécurité dans leur environnement de travail actuel (79%), alors que la proportion est de 86 % pour le reste du Canada. Aussi, seulement 63 % des Québécois qui doivent se rendre au travail se sentent en sécurité, le plus bas chiffre du pays (75 % des travailleurs de première ligne et 97 % des travailleurs à distance se sentent en sécurité au travail au Canada).

À noter que 96 % des Québécois qui télétravaillent se sentent en sécurité.

Durant ces temps incertains, il est encourageant de voir que les organisations prennent les mesures nécessaires pour protéger leurs employés, et que la plupart d’entre eux se sentent en sécurité, qu’ils aillent au travail ou bien travaillent de la maison, explique Elvira Ciambella, vice-présidente implantation et directrice générale d’ADP Québec. Cependant au Québec, près d’un travailleur essentiel sur quatre ne se sent pas en sécurité, ce qui est plus qu’ailleurs au pays. Les employeurs devraient fournir des mises à jour fréquentes concernant les mesures que leur organisation prend pour protéger la santé et la sécurité de ses employés. De plus, transmettre régulièrement aux employés les informations provenant des agences de santé publiques reconnues peut limiter la propagation de désinformation et les craintes entourant la maladie. »

Selon le sondage national, il est étonnant de noter que 82 % des travailleurs âgés de 55 ans et plus se sentent en sécurité au travail, comparativement à 70 % des travailleurs âgés de 35 à 54 ans et à 75 % de ceux âgés de 18 à 34 ans. Le virus COVID-19 a pourtant des répercussions plus importantes pour les personnes plus âgées.

Les mesures prises par les employeurs aussi en décalage au Québec

Bien que la plupart des employeurs à travers le pays prennent des mesures pour protéger leurs employés, les employeurs du Québec affichent les plus bas scores dans les mesures suivantes :

  • Encourager la distanciation physique (48 % des employeurs au Québec, contre une moyenne nationale de 58 %)
  • Augmenter la désinfection et le nettoyage des espaces de travail (45 % des employeurs au Québec, contre une moyenne nationale de 56 %)
  • Installer des barrières de protection ou des équipements (18 % des employeurs au Québec, contre une moyenne nationale de 28 %)

Globalement, 80 % des travailleurs canadiens estiment que leur employeur a pris toutes les précautions nécessaires pour les protéger contre la COVID-19 (90 % des travailleurs à distance et 72 % des travailleurs de première ligne). Ce chiffre est de 77 % dans la province.

Par ailleurs, 55 % des employés québécois disent que leur employeur les autorise à travailler de la maison, comparé à 61 % pour l’ensemble du pays.

Enfin, les travailleurs québécois (à la fois de première ligne et ceux travaillant à distance) sont également les plus enclins à ressentir une pression à travailler durant la COVID-19 (44 %, comparé à 29 % pour l’ensemble du pays). 

44 % des employés de la province, qu’ils travaillent à distance ou qu’ils répondent à des besoins essentiels et soient encore être tenus de venir travailler, ressentent une pression à travailler durant la COVID-19. Pour les soutenir, il est essentiel que les organisations maintiennent un environnement sûr, soit en mettant en place un système de rotation du personnel, des routines de nettoyage, en limitant les interactions et les heures d’ouverture pour les commerces essentiels, soit en établissant des canaux de communication afin de permettre aux employés confinés de soumettre leurs questions liées aux mesures de prévention. Dans tous les cas, les organisations doivent prendre au sérieux les préoccupations de chaque employé, faire des suivis et apporter des réponses rapides et mesurées. »

À noter que 42 % des travailleurs de première ligne se sentent forcés d’aller travailler pendant la pandémie.

Ce sondage en ligne auprès de 787 travailleurs canadiens a été effectué entre le 3 et le 5 avril 2020, au moyen de la plateforme en ligne d’Angus Reid. La marge d’erreur pour cette étude était de +/-3.49%.

Ce sondage a été effectué en plus de la recherche d’Angus Reid sur la crise de la COVID-19, qui constitue un outil de suivi informant chaque semaine les Canadians à propos des changements d’attitude et de comportement. Il comprend un échantillon représentatif de n=1 004 adultes canadiens (âgés de 18 ans ou plus) qui sont membres du Forum Angus Reid.

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Pour plus d’informations sur le COVID-19, voici le site officiel du gouvernement.



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