« Faire du marketing, c’est plus facile aujourd’hui » – Échos de la Journée Idea 2026

25 juin 2026
Lors de la Journée Idéa 2026, des annonceurs d’ici ont partagé leurs réflexions sur l’état de la pub au Québec lors d’un panel présenté par l’Association canadienne des annonceurs (ACA). Julie Gélinas, directrice marketing des Producteurs de lait du Québec, n’a pas souscrit à la vision alarmiste selon laquelle l’industrie de la pub est « pressurisée » à outrance. Son discours était à la fois surprenant et rafraîchissant.
Soyons justes, Julie Gélinas ne porte pas des lunettes roses pour parler de son industrie :
On met beaucoup de pression sur la création et les résultats, reconnaît-elle. Mais il en a toujours été ainsi. Toutefois, quand la confiance se bâtit autour d’un historique de collaboration, c’est plus facile pour moi aujourd’hui qu’il y a douze ans. Quand on fait bien notre travail de relations publiques, à l’interne, pour parler de gouvernance, avec nos membres et nos partenaires, c’est beaucoup plus facile de les rassembler autour de ce qu’on propose, » estime-t-elle.
La directrice marketing explique que son organisation s’est dotée d’outils pour « objectiver » et « rationnaliser » le travail de son département. Elle a par exemple développé un modèle d’audit de rendement marketing en partenariat avec LG2 et avec PricewaterhouseCoopers.
C’est plus facile d’adopter des budgets pour l’adoption des campagnes qu’on nous propose. Quand il y a des périodes plus stressantes, ça rassure la gouvernance d’avoir des audits externes qui viennent dire qu’on travaille bien. Il y a un sceau de certification sur la nature des résultats. Ça prouve la valeur du marketing, les parties prenantes sont rassurées, il y a des chiffres. »
« Il faut nous aussi être créatifs du côté annonceur »
Le département marketing des producteurs de lait du Québec passe également beaucoup de temps à préparer ses briefs en amont des campagnes. Julie Gélinas est revenue sur la notion de « pitch », de la part de l’annonceur.
Pour nous, c’est vraiment important de pitcher nos idées et nos budgets. Quand des collègues ou des partenaires d’affaires disent que ce n’est pas évident de demander des budgets, ils savent qu’il y a énormément de temps qui sont mis dans nos « study cases » pour aller chercher ces projets-là. Donc, il faut nous aussi être créatifs du côté annonceur pour aller chercher ce dont nous avons besoin. »
La directrice marketing note qu’il y a actuellement une « espèce de drame » autour de l’idée que les dirigeants d’entreprise aient des attentes de plus en plus élevées envers les retombées des campagnes publicitaires. Mais elle ne souscrit pas à ce discours.
À l’interne, on dit tout le temps, quand ça va mal, c’est la faute du marketing », blague-t-elle, pour relativiser la tendance du ‘c’était mieux avant’.
D’un point de vue créatif, elle prône la simplicité « absolue », pour rejoindre ses audiences.
Ça permet de raconter des histoires, que l’on peut décliner de multiples façons. Dès lors, chacun va se sentir interpellé dans son modèle, respecté dans son profil. »
Cette année, les Producteurs du lait du Québec ont bénéficié de la créativité de l’agence LG2, en gagnant le Grand prix Média pour «Le Pestacle de fin d’année».
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