L’importance du suivi en affaires : Souvent, un client qui n’a pas répondu ne dit pas « non », il dit simplement « pas encore »
Par Jean-Pierre Lauzier - JPL Communications

18 mai 2026
Jean-Pierre Lauzier, expert-conseil, conférencier en vente et auteur du livre « Le coeur aux ventes », donne régulièrement ses conseils de développement personnel et commercial sur Isarta Infos. Aujourd’hui, il détaille l’importance du suivi commercial dans une démarche de vente.
Dans le monde des ventes, envoyer une proposition n’est pas la fin du processus, c’est plutôt le début d’une nouvelle étape cruciale : le suivi.
Trop de vendeurs laissent une opportunité s’éteindre simplement parce qu’ils n’ont pas pris le temps de relancer leur client. Pourtant, c’est souvent le suivi qui fait la différence entre une vente conclue et une occasion perdue.
Le suivi démontre du professionnalisme et de l’intérêt
Lorsqu’un représentant fait un suivi, il montre au client qu’il ne cherche pas seulement à vendre, mais qu’il se soucie réellement de son besoin et de sa satisfaction. Cela envoie un message fort :
Vous êtes important pour moi. Je veux m’assurer que vous avez toutes les informations nécessaires pour prendre une décision éclairée ».
Un suivi bien fait renforce la confiance et le sentiment de considération du client. À l’inverse, l’absence de relance peut être perçue comme un manque d’intérêt ou de rigueur.
Le client n’a pas toujours le temps de décider
Beaucoup de clients apprécient la proposition, mais leur quotidien les empêche d’y donner suite immédiatement. Un appel, un courriel ou un message de rappel au bon moment peut simplement raviver leur intérêt.
Souvent, un client qui n’a pas répondu ne dit pas « non », il dit simplement « pas encore ».
Le suivi permet de clarifier et d’ajuster la proposition
Un suivi bien mené est une occasion de vérifier la compréhension du client, de répondre à ses questions et parfois même d’adapter la proposition à sa réalité. Le client peut avoir des doutes, des contraintes budgétaires ou des comparaisons concurrentielles. Le suivi donne la possibilité de réajuster le tir avant qu’il ne soit trop tard.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes
Selon plusieurs études en vente B2B :
- Près de 80 % des ventes nécessitent au moins 5 suivis après la première proposition.
- Pourtant, près de 50 % des représentants ne font aucun suivi après l’envoi d’une offre.
- Les vendeurs qui effectuent des suivis réguliers ont un taux de conversion jusqu’à 3 fois plus élevé.
Ces chiffres illustrent bien que la constance et la persévérance sont souvent les clés du succès.
Le bon moment pour faire un suivi
Idéalement, un premier suivi devrait être effectué entre 24 et 72 heures après l’envoi de la proposition. Ensuite, un rythme régulier d’échange – sans harceler – permet de rester présent dans l’esprit du client tout en respectant son espace. L’important est d’apporter de la valeur à chaque relance : une information complémentaire, une idée d’optimisation, un témoignage client, etc.
Le suivi, c’est aussi une question d’attitude
Le ton du suivi compte autant que son contenu. Il ne s’agit pas, pour le vendeur, de mettre de la pression, mais d’être proactif, bienveillant et orienté solution. Un bon suivi dit : « Je veux vous aider à avancer »; un mauvais
suivi dit : « J’ai besoin que vous achetiez. »
Effectuer un suivi après une proposition n’est pas une simple formalité : c’est un acte stratégique et relationnel. C’est là que se joue souvent la décision du client. Les vendeurs performants savent qu’un bon suivi transforme un « peut- être » en « oui », et un contact en relation durable.
Découvrez nos formations sur le sujet :
Sur le même thème
formations • JPL Communications • Vente



