Les 5 chiffres à retenir sur l’usage de l’intelligence artificielle générative au Québec Reviewed by Kévin Deniau on . 25 mars 2026 L'Académie de la Transformation numérique de l'Université Laval vient de publier sa dernière enquête NETendances consacrée à l'IA générative au Qué 25 mars 2026 L'Académie de la Transformation numérique de l'Université Laval vient de publier sa dernière enquête NETendances consacrée à l'IA générative au Qué Rating: 0

Les 5 chiffres à retenir sur l’usage de l’intelligence artificielle générative au Québec

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25 mars 2026

L’Académie de la Transformation numérique de l’Université Laval vient de publier sa dernière enquête NETendances consacrée à l’IA générative au Québec. Voici les faits saillants à retenir.

1) Un internaute du Québec sur deux a déjà utilisé d’intelligence artificielle générative

En octobre 2025, 52 % des internautes du Québec déclaraient avoir déjà utilisé un outil d’intelligence artificielle générative, contre 33 % l’année précédente.

Cette progression du nombre d’utilisateurs et utilisatrices s’accompagne d’une hausse tout aussi marquée de la fréquence d’usage : plus de la moitié (54 %) y recourent désormais chaque semaine, contre 38 % l’an dernier. En un an, l’intelligence artificielle (IA) a donc gagné du terrain à la fois en portée et en intensité d’usage.

Part des utilisateurs et utilisatrices d’IAG selon leur fréquence d’usage

Cette hausse d’utilisation reflète un passage de la curiosité à l’usage courant : l’IA n’est plus perçue comme une technologie abstraite ou réservée aux expert(e)s, mais comme un outil pratique pouvant être utilisé au quotidien. Il y a fort à parier que cette tendance se poursuivra dans les prochaines années », témoigne Jean-François Lalonde, Professeur titulaire à la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval.

À noter que l’usage de l’intelligence artificielle générative se diffuse de façon similaire chez les hommes et les femmes, mais qu’il existe un écart majeur entre les internautes de moins de 55 ans (71 %
utilisent l’IA) et ceux de 55 ans et plus (25 %).

2) ChatGPT se distingue nettement comme l’outil d’intelligence artificielle générative utilisé par le plus grand nombre

84 % des utilisateurs et utilisatrices de l’intelligence artificielle générative ont recours à ChatGPT, loin devant Copilot (29 %) et Gemini (22 %).

De plus, 48 % des personnes qui utilisent l’IAG utilisent exclusivement ChatGPT, alors que 40 % utilisent plusieurs outils différents.

76 % des utilisateurs d’IA générative y ont recours dans le cadre de leur vie personnelle, tandis que 46 % s’en servent dans le cadre de leur travail (contre 41 % l’année dernière).

C’est toutefois dans le milieu des études que la progression est la plus marquée : 74 % des internautes aux études déclarent l’utiliser dans le cadre de leurs travaux scolaires ou universitaires, comparativement à 46 % en 2024 !

Ce qui fait dire à Jean-François Lalonde :

Les établissements d’enseignement ont un rôle crucial à jouer : enseigner un usage critique et réfléchi de l’IA, afin que les étudiant(e)s puissent développer leur propre jugement et utiliser la technologie comme levier de progression et non comme substitut à l’apprentissage. »

3) Plus on utilise l’intelligence artificielle générative, plus on est prêt à payer pour ces outils

En 2025, 24 % des internautes utilisant l’intelligence artificielle générative paient ou seraient prêt(e)s à payer pour un outil d’IAG offrant des fonctionnalités supplémentaires, contre 18 % en 2024. La grande majorité (67 %) n’est toutefois pas prête à le faire.

La propension à payer varie selon la fréquence d’usage : 57 % des utilisatrices et utilisateurs quotidiens paient ou seraient prêts à payer, contre 35 % chez celles et ceux qui l’utilisent chaque semaine et 13 % chez les utilisatrices et utilisateurs mensuels.

4) Une importante réticence à partager des informations sensibles avec l’IAG

Dans l’ensemble, on constate une importante réticence à partager ses données personnelles avec l’intelligence artificielle générative. Globalement, 63 % des internautes se disent très ou assez préoccupé(e)s par la sécurité et la confidentialité de leurs données personnelles lors de l’utilisation de l’intelligence artificielle générative, un niveau comparable à celui de 2024.

Plus d’une personne utilisant l’IAG sur deux (56 %) est motivée par l’obtention de réponses rapides. Les deux autres motivations les plus citées sont l’amélioration de texte et l’acquisition ou l’approfondissement de connaissances sur un sujet.

Les deux avantages les plus fréquemment mentionnés par les utilisateurs et utilisatrices de l’intelligence artificielle générative sont liés à la rapidité : la rapidité à obtenir des réponses (50 %) et le gain de temps (45 %)

5) L’encadrement de l’IA par les employeurs est encore flou

Parmi les internautes en emploi, 44 % indiquent que leur employeur autorise l’utilisation de l’IA, avec ou sans outil fourni, alors que l’interdiction formelle est marginale (3 %). Cela dit, 21 % rapportent que leur employeur n’a pas de position officielle sur la question, et 32 % ne savent tout simplement pas quelle est la position de leur employeur, signifiant qu’une part importante des travailleuses et travailleurs évoluent sans encadrement clair.

41 % des personnes qui travaillent ou étudient estiment que leur emploi ne sera pas touché par l’IA dans les 3 prochaines années, alors que 17 % estiment que leur industrie pourrait être touchée de façon majeure (contre 11 % l’année dernière). Seulement 6 % considèrent que leur emploi pourrait disparaître (contre 9 % en 2024).

Je suis d’avis que l’intelligence artificielle aura un impact sur le marché de l’emploi plus prononcé que ce qu’anticipent les répondant(e)s. Après tout, l’IA est une technologie disruptive et transformatrice et il est difficile d’imaginer un domaine d’activité qu’elle ne touchera pas d’une façon ou d’une autre », conclut Jean-François Lalonde.


Découvrez l’étude complète


Méthodologie

Pour réaliser le volet «Intelligence artificielle générative» de l’enquête NETendances 2025, l’Académie de la Transformation numérique de l’Université Laval a procédé à une collecte de données du 17 au 31 octobre 2025, au cours de laquelle 993 internautes du Québec de 18 ans et plus ont été interrogés via un panel Web. À ces personnes répondantes ont été ajoutées des personnes non-internautes issues de la collecte téléphonique annuelle de l’enquête. Ces résultats ont ensuite été pondérés en fonction du genre, de l’âge, de la région, de la langue et du niveau de scolarité afin d’assurer la représentativité de l’ensemble des adultes du Québec. Puisqu’il s’agit d’un sondage Web, ce rapport ne présente pas de marge d’erreur.




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