Travailler 4 jours, être payé pour 5 : que penser de la « semaine comprimée » de Perpetual Guardian ? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . [caption id="attachment_61225" align="aligncenter" width="692"] Andrew Barnes, président de Perpetual Guardian. Photo de Lawrence Smith pour Stuff.[/caption] 5 [caption id="attachment_61225" align="aligncenter" width="692"] Andrew Barnes, président de Perpetual Guardian. Photo de Lawrence Smith pour Stuff.[/caption] 5 Rating: 0

Travailler 4 jours, être payé pour 5 : que penser de la « semaine comprimée » de Perpetual Guardian ?

Andrew Barnes, président de Perpetual Guardian. Photo de Lawrence Smith pour Stuff.

5 décembre 2018

Oubliez les 40 heures en 4 jours de la « semaine comprimée » habituelle. Le patron de l’entreprise néo-zélandaise Perpetual Guardian a une meilleure offre : travailler 4 jours normaux, tout en continuant d’être payé pour 5. Trop beau pour être vrai?

Nous avons décidé de faire quelque chose de raisonnablement radicale, a expliqué le président Andrew Barnes à ses employés. Nous allons faire un essai où vous allez travailler 4 jours par semaine, et vous allez être payé pour 5. (…) Alors, j’ai besoin que vous me disiez, équipe par équipe, comment vous allez faire pour maintenir le même niveau de productivité… »

Voilà l’attrape. Les employés sont passés d’une semaine de 40 heures à 32 heures, sans perdre un sou de leur paye, mais ils doivent tout de même abattre la même quantité de boulot. Et c’est là que l’histoire prend une tournure intéressante.

Les équipes de travail ont eu un mois pour établir un plan de match. Et l’horaire était à leur discrétion, si bien que certains ont choisi de maintenir une planification sur 5 jours, mais en raccourcissant leur journée de travail.

Pour les personnes qui doivent affronter le trafic, ou qui ont des enfants et qui veulent les déposer à la garderie, c’était préférable de travailler 5 jours, mais avec des journées plus courtes », a expliqué le président à ATTN.

La perception des gens envers leur charge de travail a complètement changé. Après avoir mis en place ce système, nous avons découvert qu’il était plus facile de gérer la charge de travail en 4 jours qu’en 5. Les employés ont changé leur façon de travailler pour être plus efficaces. »

Ils ont passé moins de temps à texter, à parler au téléphone, à jaser près de la machine à café… et plus à travailler, intensément !

Les réunions ont été réduites au minimum, a expliqué une employé. Et des choses essentielles y sont discutées. Plus de bavardage autour de la machine distributrice. Les gens sont davantage concentrés à la tâche. »  

Les bienfaits se sont non seulement fait sentir au travail, par une augmentation de la productivité, de l’engagement et du moral des employés, ainsi qu’une diminution du stress, mais aussi à la maison, avec des employés qui ont désormais le temps de s’occuper de leur famille ou de poursuivre leur passion personnelle.

L’ouverture des agences créatives

Nage-t-on en pleine utopie ou est-ce un modèle réaliste à promouvoir? Les emplois de service à la clientèle, dont la prestation repose sur le nombre d’heures à couvrir, s’adapteront probablement mal à cette approche. Mais les emplois axés sur des livrables précis (les métiers d’analyse, de programmation, de rédaction, de conception) pourraient convenir.

Les agences créatives semblent d’ailleurs ouvertes à l’expérience, si on se fit à un récent sondage publié par The Creative Group. On apprend, dans ce sondage, que la semaine comprimée typique (accomplir ses 40 heures en 4 jours) est déjà bien vue par 40 % des employeurs de l’industrie créative.

Plus intéressant encore, on découvre que 68 % des employeurs croient que laisser des temps libres à leurs employés pendant les heures de travail peut contribuer à augmenter la performance de ceux-ci.

À mesure que les préférences et les attentes professionnelles évoluent, de plus en plus d’entreprises reconnaissent que le meilleur travail ne découle pas nécessairement du nombre d’heures ou de jours de travail et sont ouvertes à l’idée d’un milieu de travail flexible, a expliqué Deborah Bottineau, directrice régionale pour The Creative Group. Offrir aux employés plus de liberté pour gérer leur temps à la fois personnel et professionnel peut aider à réduire le stress, augmenter le moral et la productivité, tout en constituant un pôle d’attraction pour les futures embauches. »

Toute l’idée est là!

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A propos de l'auteur

Philippe Jean Poirier

Philippe Jean Poirier est un journaliste indépendant qui se passionne pour les mots, l’écriture, la recherche, la collecte de témoignages, les tendances sociétales et les raisons souterraines qui alimentent l’actualité. Mandats actuels: recherche d’emploi, vie au travail, TI, finances personnelles, tourisme, famille et vélo. Courriel: pj_poirier@isarta.com

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