Les « vacances illimitées » : vraie ou fausse bonne idée ? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . 7 novembre 2018 Gsoft fait partie des entreprises « cool » qui ont adopté une politique de « vacances illimitées ». Après quelques années de mise en pratique, l 7 novembre 2018 Gsoft fait partie des entreprises « cool » qui ont adopté une politique de « vacances illimitées ». Après quelques années de mise en pratique, l Rating: 0

Les « vacances illimitées » : vraie ou fausse bonne idée ?

7 novembre 2018

Gsoft fait partie des entreprises « cool » qui ont adopté une politique de « vacances illimitées ». Après quelques années de mise en pratique, la firme québécoise de techno RH garde toujours le cap, mais avec quelques ajustements. Entrevue avec Samantha Denzler, CRHA et responsable de l’expérience employé chez Gsoft.

Tout d’abord, nous n’appelons plus cela des vacances illimitées, mais plutôt une absence de politique de vacances, précise la conseillère. Les employés n’ont pas de banque de vacances, mais ils doivent quand même obtenir l’approbation de leur équipe et de leur gestionnaire avant de partir en vacances. On demande de ne pas impacter les projets, autant que possible. Il y a donc certaines règles, mais, ultimement, on veut faire en sorte que la décision soit prise avant tout au sein de l’équipe. »

Dans la pratique, Samantha Denzler observe que les employés prennent de 4 à 5 semaines de vacances. L’approche de Gsoft ne semble donc pas décourager les gens de prendre des vacances, comme certains le craignent parfois.

Tout le monde a besoin de vacances, insiste la conseillère. C’est bénéfique autant pour l’entreprise que pour les employés. Les gens reviennent énergisés, avec de nouvelles initiatives. On encourage les employés à prendre toutes leurs vacances, et ce, dès la première année. C’est le message que l’on envoie, pour s’assurer qu’il n’y a aucune gêne sur le fait de prendre des vacances. »

Samantha Denzler – Gsoft

Des ajustements à prévoir

Si les employés n’ont pas de banque de vacances, les journées de vacances sont tout de même comptabilisées à des fins d’analyse et de planification. Il en va de même pour l’horaire de travail quotidien.

Les employés n’ont pas de feuille de temps, mais on leur demande de rapporter leur absence dans un logiciel, quand ils doivent s’absenter pour maladie ou autres raisons. »

La mise en place de cette « absence de politique de vacances » a demandé quelques ajustements en court de route, admet Samantha Denzler.

Nous nous sommes rendu compte que les gens qui étaient en congé maladie ne prenaient pas toujours le temps de nous en informer. Et c’est important, car nous avons un programme d’assurance invalidité à courte durée. Il a fallu clarifier ce point avec eux. »

La manière de gérer les départs ouvre aussi une zone grise, par rapport au pourcentage de paye de vacances à verser.

Si la personne a déjà pris 5 semaines de vacances, est-ce que l’on verse quand même le 4 % ? Nous nous sommes posés la question, mais nous n’avons pas tranché pour le moment. Nous payons le 4 %, selon l’année de référence. »

Casser le moule RH

L’approche de Gsoft, également organisateur du Culture Fest, à l’égard des vacances est une des nombreuses initiatives internes de l’entreprise pour repenser la pratique RH. À titre d’exemple, la fameuse période de probation qui existe dans la plupart des entreprises a été abolie :

Chez GSoft, on se base sur le principe de confiance par défaut (ou implicite). Donc, dès l’embauche, on fait confiance à l’individu et à ses compétences pour contribuer à la mission de l’organisation et aux objectifs de son équipe. En d’autres termes, que tu sois là depuis deux jours ou cinq ans, ta voix est respectée au même titre », expliquait ici Samantha Denzler.

Dans les locaux de Gsoft à Montréal

La firme de techno RH rivalise également d’imagination quand vient le temps de concevoir ses avantages sociaux ou ses « extras ».

Plutôt que de récompenser la performance des employés avec des bonus pécuniaires, tous les employés sont invités à un grand voyage annuel, dont environ 75 % des frais sont couverts par l’entreprise », mentionne la conseillère.

Cette année, les employés iront à Punta Cana se faire dorer au soleil, quelques jours avant Noël. On les envie!

 

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A propos de l'auteur

Philippe Jean Poirier

Philippe Jean Poirier est un journaliste indépendant qui navigue entre l'actualité quotidienne et les sujets de société pour produire des textes qu'il espère à la fois personnels et pertinents. Courriel: pj_poirier@isarta.com

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