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Comment Élément AI a réinventé sa gestion de la performance en interne

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De gauche à droite : Solime Gaboriault, cofondateur de Boostalab et Marianne Lalonde, directrice Talent et culture d’Element AI / Crédit -Ordre des conseillers en ressources humaines agréés – Congrès RH

24 octobre 2018

Une des pépites technologiques montréalaises était présente lors du Congrès RH 2018 pour venir expliquer comment ils avaient réiventé les méthodes traditionnelles de gestion de la performance. Bienvenue dans la cuisine interne d’Élément AI.

C’est ce qu’on appelle une croissance exponentielle. En moins de deux ans, Élément AI est passé de 4 fondateurs à 400 employés répartis dans 3 bureaux sur autant de continents. La startup montréalaise, fournisseur de produits en intelligence artificielle, a d’ailleurs effectué une ronde de financement de 137 millions de dollars en mai 2017 afin de financer cette expansion.

Grandir rapidement comme cela implique de devoir inventer des nouvelles méthodes pour se structurer… notamment en ce qui concerne les évaluations des salariés et la gestion de la performance. Marianne Lalonde, la directrice Talent et culture d’Élément AI, est justement venue parler de ce sujet lors du Congrès RH, qui se déroulait ces 23 et 24 octobre au Palais des Congrès de Montréal.

Notre grand défi, c’est qu’en termes de recrutement, nous sommes en compétition avec des géants mondiaux comme Google, Amazon ou Facebook. Donc il faut réussir à s’adresser aux talents de manière différente », assure-t-elle.

La gestion des talents plutôt que des ressources humaines

On parle ici de développeurs ou de doctorants en apprentissage machine par exemple, des compétences très spécifiques. Chez Élément AI, d’ailleurs, on ne parle pas de ressources humaines mais de gestion des talents.

Ce sont des humains, pas des ressources. D’autant que c’est pour nous un pilier stratégique de notre développement. Notre grand facteur clé de succès, c’est de réussir à les attirer et les retenir », poursuit Marianne Lalonde.

Et quand s’est posée la question de l’instauration d’une méthode de gestion de la performance, Élément AI s’est rapproché de Boostalab, une entreprise qui développe des guides spécifiques pour les gestionnaires dans les organisations, dont nous vous avons déjà parlée sur Isarta.

On cherchait une nouvelle façon de procéder pour que cela soit léger et que cela reste entre les mains des employés », détaille Marianne Lalonde.

Ainsi, la fameuse (et parfois fastidieuse) revue de performance a laissé la place à… la growth meditation ! Concrètement, Élément AI impose à ses salariés de prendre une heure de pause pour méditer et voir de quoi ils pouvaient être fier.

Le jour où on l’a mis en place, tous les salariés ont découvert un tapis de yoga à leur bureau. Une manière de les forcer à prendre cette pause », se rappelle-t-elle.

Des growth meditation, discussion et revue

Premièrement, les salariés doivent répondre à un questionnaire comprenant 3 grandes questions et un résumé global :

  • Comment ça va ? (avec des sous-questions comme « Mes relations au travail sont importantes pour moi » ou « Je peux démontrer mes vulnérabilités au travail »)

 

  • Et si on approfondissait… (« Dans les 100 derniers jours, quelles ont été tes plus grandes contributions ou à laquelle des valeurs de l’entreprise t’identifies-tu le plus ? »)

 

  • Qu’est-ce qui s’en vient ? (« Quelles seront tes contributions ? Comment comptes-tu t’investir dans tes relations ? »)

Les gestionnaires, de leur côté, n’ont pas de questionnaire : ils doivent juste avoir bien lu ce que l’employé a indiqué avant… la Growth discussion. Autrement dit, une rencontre entre l’employé et le gestionnaire axé plus particulièrement sur le futur.

Le troisième temps de cette méthode est la growth revue. Le gestionnaire rencontre alors le partenaire de talent (la personne des RH qui s’occupe de son équipe, en d’autres mots) pour que le premier puisse faire remonter les préoccupations des salariés et que ce dernier puisse voir comment il peut l’aider à accompagner son équipe dans cette direction.

Au final, il existe trois grands types de discussion RH chez Élément AI :

  • Une rencontre gestionnaire – employé tous les 15 jours à propos de l’impact de ce denier sur les OKR (objectifs et résultats clés) de l’équipe.

 

  • Une rencontre gestionnaire – partenaire de l’équipe Talent tous les trimestres

 

  • La « Growth meditation » dont nous venons de parler qui a lieu tous les 6 mois. Alors que les deux précédents rendez-vous sont plutôt dédiés à la performance, au bien-être et au bonheur des salariés, l’objectif ici est le développement professionnel et de carrière.

Élément AI a d’abord lancé ces growth meditation sous forme de pilote auprès de deux équipes bien différentes avant de l’étendre à toute la compagnie en mai 2017.

Résultat ?

D’après un sondage interne, plus de 80 % des salariés et gestionnaires ont senti qu’ils pouvaient avoir des discussions sur des sujets sensibles et 90 % ont estimé que les questions étaient pertinentes pour leur croissance professionnelle. Enfin, 80 % des employés ayant participé au processus considèrent qu’ils ont tout ce qu’il faut pour contribuer au succès de leur équipe.

La prochaine growth meditation a lieu le 7 novembre chez Élément AI. Et chez vous ?

 

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