« Si des personnes de la génération Z ne voient pas une progression possible, elles ont tendance à bouger» Reviewed by Philippe Jean Poirier on . 25 août 2026 Les médias ont beau rapporter un effondrement des stages et autres emplois de niveau junior, la génération des 15 à 29 ans maintient sa stratégie d 25 août 2026 Les médias ont beau rapporter un effondrement des stages et autres emplois de niveau junior, la génération des 15 à 29 ans maintient sa stratégie d Rating: 0

« Si des personnes de la génération Z ne voient pas une progression possible, elles ont tendance à bouger»

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25 août 2026

Les médias ont beau rapporter un effondrement des stages et autres emplois de niveau junior, la génération des 15 à 29 ans maintient sa stratégie de grande mobilité pour diversifier ses expériences de travail. C’est ce que révèle le plus récent rapport du marché de l’emploi publié en juin par la firme Randstad. Nous avons discuté de ce surprenant phénomène avec André Perron, son directeur principal des solutions talent.

Dans le rapport intitulé Recherche sur la marque employeur 2026, on apprend que 42% des travailleurs canadiens appartenant à la génération Z (personnes nées de 1997 à 2012) avaient l’intention de changer d’emploi, à travers un mouvement interne (12%) ou externe (30%) dans les six prochains mois. Le contraste est frappant : la moyenne des répondants n’est, elle, que de 23% de volonté de changer d’emploi.

Un record de mobilité, prévient André Perron. C’est un voyant rouge sur le tableau de bord des employeurs, qui doit entraîner une profonde réflexion quant au défi de rétention de ces nouveaux travailleurs. »

Les jeunes adultes ne sont pas obsédés par la flexibilité (38%) comme peuvent l’être les Milléniaux et les X (43%), relève-t-on dans le rapport. Ils n’ont pas d’enfants ou de maison à s’occuper généralement et ne cherchent pas la stabilité ou l’équilibre travail-vie personnelle à tout prix.

 S’ils ne voient pas une progression possible, s’il n’y a pas de clarté sur les prochaines étapes dans leur entreprise, c’est là qu’ils vont avoir tendance à bouger», annonce le directeur de Randstad.

Des écarts entre les attentes et la performance de l’employeur

Partir en raison d’une croissance de carrière limitée est effectivement la raison la plus cité par la jeune génération, à hauteur de 35%. Aussi, on peut se demander s’il n’y a pas une part de «bluff» dans ces réponses de sondage qui, tout compte fait, n’engagent à rien.

Au Canada, les intentions de changement d’emploi restent plus élevées que les départs réels, précise-t-on dans le rapport. [Cela] indique une pression continue sur la rétention, bien que ces intentions se soient atténuées par rapport à l’année dernière. Les talents sont plus susceptibles d’envisager un départ lorsque des écarts persistent entre leurs attentes et la performance de leur employeur actuel.»

Le rapport mentionne que seulement 14% des travailleurs ont changé d’emploi dans les six derniers de 2025.

L’approche «portfolio»

La volonté de mobilité a également de quoi surprendre dans le contexte mondial, où plusieurs entreprises ont décidé de remplacer des postes juniors par des agents d’IA. En même temps, c’est peut-être un instinct de survie qui pousse la nouvelle génération à vouloir se diversifier professionnellement.

C’est une génération qui a une stratégie un peu de « carrière portfolio », explique André Perron. Ils cherchent à avoir une variété d’expériences dans leur bagage, à expérimenter dans de nouvelles entreprises, dans de nouveaux rôles pour avoir une étendue plus large d’expériences professionnelles plutôt que de grandir de façon linéaire dans une seule entreprise.»

C’est aussi une génération qui cherche sa place et du sens au travail. Dans un autre sondage (Employment Hero, novembre 2026), on apprenait que 46% des travailleurs de la génération Z n’étaient pas dans leur domaine « désiré », un pourcentage beaucoup plus élevé que pour les autres générations, qui, elles, oscillent de 25 à 28 %.




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