Les 4 piliers de la cohésion d’équipe selon Hubu

12 août 2026
En 2020, au début de la pandémie, la firme de consultation RH Hubu a choisi de se spécialiser dans la cohésion des équipes de travail. En cours de route, elle a développé un modèle maison de mesure de la cohésion d’équipe dont elle a fait tester la fiabilité par des chercheurs de l’Université de Montréal. Daniel Renaud, cofondateur de Hubu avec son fils, Gabriel Renaud, nous expliqué les 4 piliers qui composent leur indice de cohésion. Entrevue.
1. La clarté
Commençons par le pilier qui pose le moins de problème pour les organisations : la clarté. Les entreprises et les organisations sondées sur les quatre piliers de la cohésion d’équipe sont généralement bonnes pour définir et s’entendre sur une vision commune, des priorités, des objectifs et les rôles de chacun.
La clarté et la collaboration (pilier 4), ce sont les piliers qui scorent le plus haut, annonce Daniel Renaud. Et ce n’est pas surprenant, car, ce sont deux notions qui appellent au savoir-faire – comment on fixe des objectifs, divise des tâches, etc. Les piliers les plus faibles, ce sont la communication et la connexion, qui appellent au savoir être. »
2. La communication
Le deuxième pilier est moins solide. Il demandera donc sans doute plus d’attention dans les organisations : la communication.
Quand les non-dits s’immiscent dans une équipe, quand il y a plein de choses intangibles qui existent mais dont personne ne parle, la cohésion en prend un coup. »
Hubu a identifié quelques incontournables pour favoriser la communication en équipe :
1) être capable de se reconnaître, de célébrer, de se donner du feedback, d’avoir des conversations courageuses.
2) Avoir de l’ouverture et de l’écoute
3. La connexion
Le troisième pilier touche à un besoin fondamental des être humains : celui de se sentir connecter aux autres.
On aurait aussi pu appeler cela la confiance, car cela recoupe des notions de sécurité psychologique. Est-ce qu’on a le sentiment de pouvoir être soi-même ? Est-ce qu’on a le sentiment de connaître ceux qui nous entourent? »
De son propre aveu, ce besoin a été mis à mal par la pandémie, puis le travail hybride resté comme héritage.
Avant, si on était au bureau, on avait maintes occasions d’apprendre à se connaître les uns sur les autres. Maintenant, c’est très difficile. Quand on est sur Zoom ou Teams, on est là pour faire ce qu’on a à faire, et on a moins tendance à avoir des discussions informelles ou personnelles, » explique-t-il.
4. La collaboration
Le quatrième pilier nous ramène à la notion de savoir-faire : comment on organise le travail, comment on s’aide, comment on se soutient à travers un projet ?
Il y a ici la notion de fiabilité des uns et des autres. Généralement, on choisit de collaborer avec un collègue quand on pense que celui-ci est fiable. »
La collaboration recoupe également des notions de flexibilité – à savoir, la capacité à s’adapter au changement -, puis d’entraide.
Est-ce qu’un collègue est capable de quitter ce qu’il a à faire pour aider un collègue qui en a vraiment besoin? » illustre le cofondateur d’Hubu.
Sans réinventer la roue, les 4 piliers d’Hubu se présentent comme des leviers concrets pour améliorer la cohésion des équipes de travail. L’enjeu vaut la peine de s’y intéresser, dans un contexte de généralisation du travail hybride.
