Comment l’IA permet de prototyper et de collaborer plus rapidement ? Reviewed by Kévin Deniau on . 21 octobre 2026 Michael Descharles, plus de 15 ans d'expérience en design, dirige l'expérience utilisateur chez RONA et est coanimateur la communauté Friends of 21 octobre 2026 Michael Descharles, plus de 15 ans d'expérience en design, dirige l'expérience utilisateur chez RONA et est coanimateur la communauté Friends of Rating: 0

Comment l’IA permet de prototyper et de collaborer plus rapidement ?

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21 octobre 2026

Michael Descharles, plus de 15 ans d’expérience en design, dirige l’expérience utilisateur chez RONA et est coanimateur la communauté Friends of Figma Montréal. Dans une nouvelle formation, il partage comment prototyper, tester et collaborer plus rapidement grâce aux nouveaux outils d’IA. Entrevue.

Quel est votre point de vue de designer sur l’arrivée des outils de prototypage assistés par IA et de vibe coding ?

Michael Descharles : Déjà, je tiens à rassurer tout le monde : l’IA ne va pas vous remplacer ! Les outils dont on parle sont, comme tous les outils, des accélérateurs de productivité. Ils nous permettent de faire désormais facilement des tableaux de bord ou des prototypes, sans multiplier les aller-retour entre équipes, afin de tester plus rapidement des hypothèses.

Dans ma formation, il est justement prévu de faire des ateliers pratiques pour se rendre compte des résultats rapides que l’on peut obtenir.

Est-ce à dire que, demain, tout le monde va se mettre à coder ?

Michael Descharles : Non, pas nécessairement. Cela dépend du contexte. Si tu travailles dans une jeune entreprise avec ces outils IA à disposition, il y a de fortes chances que les rôles soient en effet plus flous et que tout le monde soit en capacité de développer des fonctionnalités.

Mais on parle ici d’entreprises récentes qui ont une grande flexibilité et pas de dette technologique. Ce qui n’est pas le cas de la grande majorité des organisations.

Pour moi, la vraie question toutefois est plutôt : « Qu’est-ce qui compte vraiment quand tout le monde peut construire ? » Autrement dit, ce n’est pas parce que la barrière de la technique s’est abaissée qu’il faut moins s’intéresser à la valeur de ce que l’on produit.

Que peut-on attendre d’une formation sur le vibe coding ?

Michael Descharles : Ce n’est pas parce que tu as tous les ingrédients d’une recette que tu sais en détail comment la faire ! Certes, on peut s’adresser facilement à ces outils d’IA en langage naturel. Mais il faut savoir comment guider au mieux l’IA, pour aboutir à une solution qui fonctionne d’un point de vue technique mais qui est également compréhensible pour l’utilisateur.

Pour moi, ce sont avant tout des outils de remue-méninges qui permettent de rapidement visualiser des idées différentes. De ce point de vue, le danger est de mener des itérations dans une seule et même direction alors que, bien souvent, la solution nécessite de prendre un pas de recul. C’est d’autant plus piégeux que, comme le résultat est rapidement réaliste, tu peux penser que tu as fini ton travail. Une formation sert aussi à sortir de cet angle mort.

Quid de la question de la confidentialité des données utilisées ?

Michael Descharles : En effet, la première des choses à faire est de s’assurer que l’outil utilisé répond aux critères de sécurité de son organisation. Il s’agit d’un vrai enjeu RH. Car, en restreignant trop l’usage de ces outils, on frustre ses équipes et on prend le risque qu’elles utilisent des comptes personnels, propices aux fuites de données.

Quels gains peut-on en espérer ?

Michael Descharles : Plutôt que de s’engouffrer directement dans des solutions complexes, comme la refonte d’un parcours en entier à partir de zéro, je recommande de prendre le temps de comprendre les vrais problèmes à résoudre.

Et ainsi d’aller rapidement d’une vague idée à un prototype qui permet d’avoir une base de discussion avec ses parties prenantes. De passer d’un concept statique à quelque chose de fonctionnel afin de rassembler des personnes et de visualiser une solution.

J’insiste : il s’agit d’un point de départ pour échanger mais pas d’un produit ou d’une fonctionnalité qu’il sera possible de déployer pour ses clients. Cette partie nécessite de prendre en compte tellement d’autres paramètres.


Découvrez la formation de Michael Descharles :



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