
2 novembre 2026
Nouveauté Isarta : tous les mois, découvrez Argent et compagnie, le nouveau balado de Sarah Jodoin-Houle, consultante en rémunération et fondatrice de La Talenterie. Dans son premier épisode, elle reçoit Jimmy Côté, du Groupe conseil Ringuet, pour une conversation franche autour de la question des avantages sociaux. Synthèse.
« L’argent, c’est rarement juste une question d’argent ». C’est par ces mots que Sarah Jodoin-Houle ouvre son balado. En l’occurrence, quand il s’agit de la sécurité financière des équipes pour une organisation, l’enjeu dépasse largement la question du salaire.
Assurances collectives, protection du revenu, épargne-retraite… Quel rôle les employeurs devraient-ils jouer, et, surtout, comment concilier cette responsabilité avec la réalité financière des PME?
Pour Jimmy Côté, la réponse tient aux valeurs de l’organisation.
« Des clients considèrent qu’il s’agit de leur rôle, d’autres considèrent que cela n’est pas de leur ressort et que les employés peuvent très bien aller voir ailleurs s’ils sont mécontent », indique-t-il.
Pour lui, à plus grand pouvoir, plus grand responsabilité. Une organisation a la responsabilité sociale de prendre soin de ses équipes, ce qui, en retour, les aide à atteindre leur mission.
La distinction importante entre assurance collective et avantages sociaux
Toutefois, le conseiller admet qu’il s’agit parfois d’un défi pour les PME. Déjà administratif. Beaucoup d’employés confondent en effet un régime d’assurance collective avec des avantages sociaux.
Le second s’apparente à de la gestion mensuelle de leur budget. Massothérapie, remboursement du gym… C’est un avantage à court terme qui permet de prendre soin de soi et de sa santé, à moindre frais.
« Malheureusement, on évacue souvent le volet de la sécurité financière pour faire plus de place à la gestion du budget », explique-t-il.
L’assurance collective est effectivement différente. Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’assurer un risque tellement grand qu’il n’est pas possible de le couvrir seul, à titre individuel. On parle ici des essentiels de la sécurité fin financière à long terme : assurance vie, assurance salaire, assurance maladie grave etc.
Le dirigeant du Ggoupe conseil Ringuet, conseiller en sécurité financière certifié, rappelle une réalité méconnue par les PME : dès qu’on met en place un régime collectif, il est obligatoire d’y inclure une assurance médicament. Malgré l’existence de la RAMQ, le régime public général pour tous les Québécois.
Autrement dit, il n’est pas possible de ne choisir uniquement qu’une assurance vie ou salaire longue durée.
Un coût global de 2 500 $ par employé par an
L’autre enjeu est évidemment économique. Généralement, le prix standard d’un régime d’avantages sociaux et d’assurance collective est d’environ 2 500 dollars par employé et par an, comprenant une assurance vie et salaire, des soins paramédicaux pris en charge à 80 % et des soins dentaires.
Sachant qu’il faut scinder ce budget entre employeurs et employés. Selon Jimmy Côté, la majorité des organisations il y a une dizaine d’années prenait la moitié de ce coût à leur charge. Aujourd’hui, la norme est plutôt 40 % voire 30 % pour l’employeur, le reste pour l’employé. Il faut dire que le coût a grimpé drastiquement/
Depuis 2007, on estimait bon an mal an que ce coût augmentait de 10% à 12 % par an. Quand tu compares ce chiffre à la hausse des salaires, de l’ordre de 3 % par an, tu comprends qu’en 20 ans, la portion de la prime soit de plus en plus importante pour les salariés », ajoute-il.
Le point à retenir : il s’agit souvent d’une des premières questions qui vient à la bouche des salariés après le salaire. Il faut donc le prévoir dans son plan d’affaires. Car, même si l’organisation n’a pas de régime en place actuellement, le sujet va forcément arriver sur la table à un moment, au fil des discussions entre employés et face à la concurrence sur le marché.
Retrouvez l’épisode complet de Argent et Compagnie, le nouveau balado en partenariat avec Isarta :