Bloom AI, une nouvelle application québécoise pour améliorer son développement commercial Reviewed by Philippe Jean Poirier on . Corentin Alonzo et Vincent Desforges, les cofondateurs de Bloom AI 13 juillet 2026 L’application québécoise Bloom AI, lancée le mois dernier à Montréal, propose Corentin Alonzo et Vincent Desforges, les cofondateurs de Bloom AI 13 juillet 2026 L’application québécoise Bloom AI, lancée le mois dernier à Montréal, propose Rating: 0

Bloom AI, une nouvelle application québécoise pour améliorer son développement commercial

Par

Corentin Alonzo et Vincent Desforges, les cofondateurs de Bloom AI

13 juillet 2026

L’application québécoise Bloom AI, lancée le mois dernier à Montréal, propose des pistes d’amélioration pour rendre le « cold call » et la relance client plus efficace, grâce à l’analyse de contenus audio provenant des vendeurs. Nous avons discuté avec son cofondateur, Corentin Alonzo.

Bien avant de lancer Bloom AI, le duo d’entrepreneurs Corentin Alonzo et Vincent Desforges ont travaillé dans une compagnie de gestion-conseil en entreprise. À l’époque, chaque fois qu’un vendeur était embauché, la routine se répétait : ils donnaient une feuille Excel et un téléphone à la nouvelle recrue, en lui disant : « Va faire du business ».

Le vendeur apprenait le métier par lui-même, un peu sur le tas, mais il n’y avait pas réellement d’accompagnement pour faire la montée en compétences en soi.

Le problème était très simple, et nous l’avons vu dans plusieurs industries : les directeurs des ventes veulent que leurs équipes de vente vendent plus, mais ils n’ont pas le temps de les coacher. Ça entraine un fossé entre la vision de la direction et les équipes des ventes, qui génère de la frustration. »

L’application Bloom AI se place entre le vendeur et le CRM. Elle propose d’analyser « objectivement » la structure du discours du vendeur, faire un diagnostic des besoins et offre des recommandations pour augmenter le « closing » (par exemple : poser plus de questions, se mettre dans la perspective du client etc.). Ces recommandations sont basées sur la longue expérience de vente du duo d’entrepreneurs.

Vincent et moi avons créé notre propre compagnie de coaching en développement d’affaires. Pendant plusieurs années, nous avons été coachs ; nous aidions des vendeurs et des représentants des ventes à aller chercher du business, à faire du suivi client ou du cold call. Avec les centaines de personnes qu’on a coachées, on a pu récolter beaucoup de données sur les conseils qui marchent ou qui ne marchent pas. Ce qui nous a permis d’entraîner une IA spécifiquement sur ces sujets. »

Un outil aussi pour les gestionnaires

Pour perfectionner son agent IA, le duo s’est entouré d’experts de la vente pour choisir les modèles les plus adaptés.

Ajoutons que Bloom AI ne vise pas uniquement à aider les vendeurs, mais aussi les gestionnaires. Sur la plateforme, ceux-ci ont accès à un tableau de bord nommé «cockpit».

il permet au directeur de visualiser où en est son équipe en termes de closing, puis en termes de montée en compétences. Et ainsi de savoir quelles sont les personnes qui sont vraiment en difficulté ? Sur quoi ils sont en difficulté ? Cela permet ainsi au directeur ou à la directrice d’être beaucoup plus précis dans son coaching par la suite. »

Un déploiement en deux temps

Le mois dernier, Bloom AI a été déployé dans sa version « coach ». Dans les deux prochains mois, le duo d’entrepreneurs lancera une fonctionnalité « copilote », où l’application utilisera le contenu des appels pour remplir le CRM avec les renseignements obtenus lors d’un appel.

Ça évitera la saisie manuelle des informations après un appel. Ce sera particulièrement intéressant pour les vendeurs seniors, ça va leur faire économiser du temps. » 

Ces derniers ont une autre raison de vouloir tester la plateforme. Bloom AI génère des résumés d’appel. Il est donc possible pour un vendeur de consulter l’information échangée et les objections soulevées lors des premiers appels.

Pour le moment, le duo cible le domaine de l’immobilier, où le « cold call » est très fréquent.

De 20 et 30 % des courtiers abandonnent leur licence dès la première année, faute d’avoir fait cette première vente. Ils sont vraiment lâchés un peu dans la nature Â», fait valoir Corentin Alonzo.

Dans un contexte où les entreprises en B2B ont de la difficulté à faire adopter un CRM à leur équipe de vente, une application comme Bloom AI – dans sa version « copilote » – pourrait trouver une place intéressante dans le marché du logiciel québécois.




Retour en haut de la page