Comment les employeurs peuvent-ils soutenir la campagne de vaccination ? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . 14 mai 2021 La campagne de vaccination québécoise va bon train, avec plus de 3,6 millions de doses administrées (41% de la population) – en date du 8 mai. En mê 14 mai 2021 La campagne de vaccination québécoise va bon train, avec plus de 3,6 millions de doses administrées (41% de la population) – en date du 8 mai. En mê Rating: 0

Comment les employeurs peuvent-ils soutenir la campagne de vaccination ?

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14 mai 2021

La campagne de vaccination québécoise va bon train, avec plus de 3,6 millions de doses administrées (41% de la population) – en date du 8 mai. En même temps, on est encore loin du compte, si on veut atteindre la cible de 75% d’inoculation d’ici le 24 juin fixé par le gouvernement, afin de mettre la pandémie dernière nous. Que peuvent faire les entreprises pour contribuer à l’effort de vaccination?

Déjà, elles ont été nombreuses à répondre à l’appel du gouvernement pour mettre sur pied des sites de vaccination. Des entreprises de secteurs aussi variés que les hautes technologies (CAE), le commerce de détail (Couche-tard) et le secteur financier (Banque nationale, Desjardins). Toutefois, la période d’inscription est terminée, alors les entreprises doivent se tourner vers d’autres initiatives pour accélérer le mouvement de vaccination.

La première action qui vient en tête est la sensibilisation; rappeler l’importance de la vaccination pour obtenir un retour à la normale et se protéger de ce virus qui a fait beaucoup de décès à travers le monde.

Toutefois, cette sensibilisation doit se faire en donnant l’heure juste aux employés (information des avantages et des risques de complication).

Un employé qui ressentirait une pression de la part de son employeur pour se faire vacciner et qui, après avoir obtempéré, subirait des effets secondaires graves du vaccin sans avoir été mis au courant des risques, et bien cet employeur pourrait se retrouver dans l’eau chaude. » illutre Karine Fournier, CRIA, avocate associée au cabinet Fasken, dans un article publié sur le site de l’Ordre des CRHA.

Accorder du temps pour se faire vacciner

Un autre geste important que peuvent poser les employeurs est d’accorder une période de temps rémunéré pour aller se faire vacciner. Le geste va au-delà de la rémunération : plusieurs parents peinent à trouver le temps pour se rendre à un rendez-vous de vaccination, en dehors de leurs heures de travail.

Québec solidaire a réclamé une «pause vaccin» qui soit payé par l’employeur, qui n’a pas de suite d’un point de vue législatif. Toutefois, des employeurs ont décidé d’accommoder leurs employés en ce sens.

Donner des cadeaux?

Certaines entreprises ont décidé d’aller un pas plus loin dans leur soutien à la vaccination, en décidant de donner une « prime à la vaccination ». En voici quelques exemples :

 

  • L’entreprise Industries FM, de Granby, offrira chaque employé vacciné une carte-cadeau de 50$ à la SAQ.

 

  • Viandes du Breton accorde un bonus de 100$ en présentant une preuve de vaccination.

L’avocate Marie-Claude Riou fait toutefois une mise en garde sur cette pratique :

Comme la vaccination n’est pas obligatoire, les employés qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se faire vacciner pourraient intenter un grief ou une réclamation auprès de leur employeur. Il faut être très prudent de ne pas faire de discrimination dans le contexte d’incitatifs en milieu de travail», a précisé l’avocate au Journal de Montréal.

Karine Fournier fait une mise en garde similaire sur le site de l’Ordre:

Ce genre de programme pourrait être considéré comme discriminatoire envers les employés qui refusent la vaccination pour des raisons protégées par la Charte », dit-elle. Mieux vaut se limiter à des campagnes de sensibilisation, auxquelles on pourra associer les syndicats ou les clubs sociaux d’employés, et à l’organisation de cliniques de vaccination sur les lieux de travail lorsque la disponibilité des doses le permettra.

Malgré tout, on peut certainement comprendre le désir de ces entreprises à vouloir reprendre leurs activités avec une population majoritaire vaccinée et donc protégée du COVID-19. Vivement un retour à «la normale»!



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