Connaissez-vous ces quatre fondamentaux de la gestion de projet? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . Julie Huppé, Formatrice et accompagnatrice spécialisée en gestion de projet 15 juin 2026 En septembre prochain, l’accompagnatrice en gestion de projet Julie Hup Julie Huppé, Formatrice et accompagnatrice spécialisée en gestion de projet 15 juin 2026 En septembre prochain, l’accompagnatrice en gestion de projet Julie Hup Rating: 0

Connaissez-vous ces quatre fondamentaux de la gestion de projet?

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Julie Huppé, Formatrice et accompagnatrice spécialisée en gestion de projet

15 juin 2026

En septembre prochain, l’accompagnatrice en gestion de projet Julie Huppé prend les commandes de la formation «Gestion de projet – Les bases» offerte chaque année par Isarta. Nous avons discuté avec elle de quelques notions de bases qui peuvent faire la différence entre un projet qui déraille et un projet couronné de succès.

1. Définir le pourquoi (et non juste le quoi)

On pense savoir ce qu’on veut accomplir dans le cadre d’un projet, mais, dans la réalité, on confond souvent la fin avec les moyens. C’est la première erreur à éviter en gestion de projet.

Une personne va dire : je veux construire un garage. Or, généralement, ce n’est pas l’objectif. Construire le garage, c’est la mission. Pourquoi la personne veut un garage? Elle veut agrandir son espace ou protéger sa voiture par exemple, illustre Julie Huppé. Dans un projet, il ne faut jamais perdre de vue le besoin auquel on veut répondre. »

2. Prioriser les contraintes

La Triangle d’or est un grand classique de la gestion de projet. Pour rappel, les trois pointes sont : l’échéance, le budget et la portée (ou la qualité) du projet. Mais qui prend le temps de réellement prioriser ces trois dimensions?Peu de gens.

Avant le début d’un projet, je suggère aux responsables du projet d’identifier une dimension prioritaire, une dimension secondaire, puis une dimension qu’on va laisser aller en cas de problème, » indique-t-elle.

Si la date de remise du projet et le budget sont non négociables, alors, nécessairement, il faut réduire la portée du projet. La chose s’entend.

Prioriser les dimensions nous aide à prendre des décisions éclairées aux moments charnières d’un projet », insiste la formatrice.

3. Réfléchir aux « exclusions »

Quand on imagine un projet, on passe beaucoup de temps à nommer ce que l’on veut faire – la portée – mais beaucoup moins à dire ce que l’on ne veut pas faire. C’est ce qu’on appelle les «exclusions». Julie Huppé donne un exemple concret :

Dernièrement, j’ai fait installer un comptoir dans ma maison. Quand le contracteur est arrivé, il m’a appris que je devais enlever moi-même mon ancien comptoir. Dans l’entente de service, c’était indiqué : installation seulement. »

Conséquence : le projet a été retardé, faute d’avoir bien compris les exclusions.

4. Tenir compte des parties prenantes

Quand on lance un projet, on ne doit pas seulement interagir avec les personnes qui ont des responsabilités directes dans celui-ci. Il faut également élargir la discussion avec toutes celles qui seront ou qui se pensent affectées par le projet. C’est ici qu’intervient la notion de partie prenante.

Dès lors, on crée une matrice « pouvoir, influence, intérêt », puis on catégorise les parties prenantes vers qui a beaucoup d’influence ou de pouvoir, » précise-t-elle.

Cette matrice aide à bâtir une stratégie de communication pour mobiliser tout le monde autour du projet. Prévenir son voisin de travaux à venir peut paraître banal comme attention. Mais cela peut aussi désamorcer un conflit potentiel, découlant des désagréments d’avoir un chantier à côté de chez soi.


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