Ce que le Tour de France – et l’équipe Sky – peut vous apprendre sur la productivité au travail Reviewed by Philippe Jean Poirier on . Source: Jaguar MENA 11 juillet 2018 Depuis quelques années, l’équipe Sky domine outrageusement le Tour de France, dont la 105e édition vient de débuter. Mais le Source: Jaguar MENA 11 juillet 2018 Depuis quelques années, l’équipe Sky domine outrageusement le Tour de France, dont la 105e édition vient de débuter. Mais le Rating: 0

Ce que le Tour de France – et l’équipe Sky – peut vous apprendre sur la productivité au travail

Source: Jaguar MENA

11 juillet 2018

Depuis quelques années, l’équipe Sky domine outrageusement le Tour de France, dont la 105e édition vient de débuter. Mais le mérite n’en revient pas qu’à son leader Chris Froome, un grimpeur exceptionnel. On doit aussi mentionner la contribution du directeur sportif Dave Brailsford, qui est à l’origine de l’approche « d’accumulation des gains marginaux » qui a propulsé l’équipe au sommet de la gloire. Bien comprise, cette approche pourrait « doper » la productivité de vos équipes. Explications.

Quel meilleur moment que le Tour de France (qui ce déroule du 7 au 29 juillet) pour se pencher sur la méthode d’entraînement révolutionnaire du directeur sportif Dave Brailsford, qui a su transformer une équipe médiocre de vélo sur piste en champions olympiques 7 fois médaillés, avant de se joindre à l’équipe professionnelle Sky pour gagner 5 fois le Tour de France (1 fois avec le coureur Bradley Wiggins et 4 fois avec le coureur Chris Froome).

L’approche dite « d’accumulation des gains marginaux » (aggregation of marginal gains) part de l’hypothèse que l’on peut atteindre des résultats exceptionnels en cumulant plusieurs petits gains de 1 % ou moins.

Voici comment l’idée lui est venu :

En tant que MBA, je suis devenu fasciné par Kaizen et les autres processus d’amélioration continue, a-t-il expliqué à la revue HBR. Ça m’a frappé que nous devions penser petit, pas gros, et adopter une philosophie d’amélioration continue à travers l’accumulation de gains marginaux. Oublions la perfection, concentrons-nous sur la progression, et consolidons les améliorations. »

Des exemples de gains marginaux : les assistants de Brailsford ont enseigné aux coureurs à se laver les mains pour être malades moins souvent; ils ont calibré les diètes, acheté de nouveaux matelas et des oreillers pour faciliter les périodes de récupération, et ainsi de suite.

Se concentrer sur « le steak et non les petits pois »

Toutefois, ce n’est pas tous les changements – aussi marginaux soient-ils – qui produisent des « gains marginaux ». Dave Brailsford l’a appris à la dure, lors de sa transition du cyclisme olympique au cyclisme professionnel.

Quand je suis passé de la course sur piste au Tour de France, on a manqué notre coup; nos premières courses étaient bien en deçà des attentes. Nous avons fait un auto-examen et nous nous sommes rendus compte que nous nous concentrions sur les « petits pois » et non sur le « steak ». Nous essayions tellement fort d’accumuler des gains marginaux que nous nous concentrions trop en périphérie et pas assez sur le cœur de la course. On doit d’abord identifier les facteurs critiques du succès et s’assurer qu’ils sont en place. Ensuite, on travaille à les améliorer. Ce fut une dure leçon. » 

Utiliser l’intelligence collective

La méthode de Dave Brailsford rappelle à certains égards l’approche agile qui a cours en gestion de projet. L’approche agile est entre autres reconnue pour son aspect itératif : le client aussi bien que les membres de l’équipe de travail sont appelés à chercher des moyens d’améliorer le produit tout au long du processus de production.

Dans le cas de l’équipe Sky, ce sont tous les coureurs qui étaient mis à contribution :

[…] l’approche des gains marginaux ne fonctionne pas si c’est seulement la moitié de l’équipe qui l’adopte, explique Dave Brailsford. Car, dans ce cas, la recherche pour obtenir des améliorations va causer du ressentiment. Si tout le monde est engagé, d’après mon expérience, ça enlève la peur d’être marginalisé dans le groupe – il y a alors une forme d’imputabilité collective, ce qui est la base de tout bon travail d’équipe. »

Quand toute l’équipe adhère à la proposition, on constate alors un effet d’émulation qui ajoute à la motivation des troupes :

Le bénéfice le plus grand et le plus puissant de cette approche est que ça crée un enthousiasme contagieux dans le groupe. Tout le monde cherche des façons de s’améliorer. Il y a quelque chose d’intrinsèquement satisfaisant à identifier des gains marginaux – la frénésie est similaire à une chasse au trésor. Les gens veulent identifier et partager des opportunités avec le groupe. Notre équipe est devenue un lieu de rencontre très positif. »

Retrouvez d’autres conseils sur la vie au travail dans notre section RH. Voici d’autres articles qui pourraient vous intéresser :

 

Les formations Isarta

Organisation d’un événement : gestion et réalisation

Présentations visuelles : Ressortez du lot

L’art de la persuasion : améliorez votre capacité d’influence

A propos de l'auteur

Philippe Jean Poirier

Philippe Jean Poirier est un journaliste indépendant qui se passionne pour les mots, l’écriture, la recherche, la collecte de témoignages, les tendances sociétales et les raisons souterraines qui alimentent l’actualité. Mandats actuels: recherche d’emploi, vie au travail, TI, finances personnelles, tourisme, famille et vélo. Courriel: pj_poirier@isarta.com

Laisser un commentaire

Retour en haut de la page