« Bleisure » : quelle est cette tendance qui mêle déplacement professionnel et… vacances ? Reviewed by Kévin Deniau on . 9 juillet 2026 C'est ce qui s'appelle joindre l'utile à l'agréable. Un déplacement professionnel dans une région éloignée ou exotique ? Et pourquoi ne pas en pr 9 juillet 2026 C'est ce qui s'appelle joindre l'utile à l'agréable. Un déplacement professionnel dans une région éloignée ou exotique ? Et pourquoi ne pas en pr Rating: 0

« Bleisure » : quelle est cette tendance qui mêle déplacement professionnel et… vacances ?

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9 juillet 2026

C’est ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable. Un déplacement professionnel dans une région éloignée ou exotique ? Et pourquoi ne pas en profiter pour prolonger le séjour à des fins personnelles, en faisant un peu de tourisme sur place. Cette tendance a un nom : « bleisure ». Un néologisme anglophone qui vient de la contraction de business et de leisure, le travail et le loisir. Explications.

D’après une étude menée en 2022 par l’American Hotel & Lodging Association, 89% des travailleurs du monde entier souhaitent profiter d’un temps libre durant leur voyage d’affaires, en allongeant la durée de leur séjour. Sans surprise : qui se priverait de vacances dont le coût du transport est pris en charge par son employeur ?

Le concept n’est certes pas nouveau, mais il prend un nouvel essor avec l’expansion du télétravail ces dernières années, offrant la perspective de travailler tout en voyageant. Selon la firme d’analyses Allied Market Research, le marché du bleisure devrait croître de près de 9 % par an entre 2023 et 2032 et représenter, à terme, plus de 700 milliards de dollars US. Notamment pour des raisons de gestion des ressources humaines et d’adaptation aux besoins des nouvelles générations.

En créant un environnement de travail qui donne la priorité à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les employeurs peuvent économiser de l’argent et maintenir un personnel plus heureux et plus productif », décrivent ainsi les auteurs du rapport.

Ce que semble confirmer l’étude « State of Travel 2024 » de Skift, le site d’information dédié à l’industrie du voyage. 58 % des gestionnaires y indiquent encourager activement cette pratique, reconnaissant ses bénéfices en termes de satisfaction des employés, de rétention des talents et de réduction des coûts.

À Montréal par exemple, un voyageur d’affaires sur deux (51 %) a avancé son arrivée ou reculé son départ en 2024 selon les chiffres de l’organisme Tourisme Montréal, cité dans Les Affaires. Ce qui représente près de 3 nuits supplémentaires par voyageurs. Une manne non négligeable pour les destinations… surtout quand ces voyageurs viennent avec leur conjoint, un parent ou un ami (44 % des cas selon Tourisme Montréal).

Selon la société américaine de voyages d’affaires Navan, l’Asie-Pacifique est la région du monde où le plus de voyageurs d’affaires adoptent le Bleisure (57 %), devant l’Amérique latine (52 %), l’Amérique du Nord (46 %) et l’Europe (36 %). Des chiffres évidemment à relativiser en fonction de l’origine des voyageurs.

4 conseils pour clarifier sa politique de Bleisure

La firme suggère toutefois quelques bonnes pratiques pour ne pas que cette démarche hybride ne se transforme en vacances déguisées.

  • Définir des limites claires entre travail et loisir

Cela paraît évident mais la transparence est de mise dans ce cas de figure. Surtout face aux deux types de bleisure possibles :

1) L’extension de son séjour, avant ou après ses réunions d’affaires. Dans ce cas, le salarié prend des jours de congé de manière claire.

2) Le bleisure « partiel ». Ici, la limite est plus floue avec des périodes de travail entremêlées de phase de loisir. Exemple : un salarié qui part dans une station de ski et qui profite de la neige et des pistes le matin puis travaille l’après-midi.

  • Impliquer les parties prenantes dès le début

Autrement dit, ne pas mettre devant le fait accompli les équipes Finance, RH et juridique !

  • Fixer des lignes directrices pour les dépenses

Là encore, un sujet à régler avant le départ : est-ce que l’entreprise paie l’intégralité des coûts du transport ? Que prend-elle en charge sur place ?

  • Préciser les critères d’éligibilité

Une question de politique interne : qui peut bénéficier du bleisure et sous quelles conditions ? Pour ne pas que le bonheur des uns créent de la jalousie et un sentiment de passe-droit à l’échelle de l’ensemble de l’organisation.

Des conseils appréciables en vue de vos futurs déplacements professionnels… et vacances !




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