La section « intérêts et loisirs » a-t-elle encore sa place sur un CV ? Reviewed by Philippe Jean Poirier on . [caption id="attachment_58977" align="aligncenter" width="628"] De gauche à droite : Julie St-André, Julie Raymond, Éloïse Boulanger[/caption] 25 septembre 2018 [caption id="attachment_58977" align="aligncenter" width="628"] De gauche à droite : Julie St-André, Julie Raymond, Éloïse Boulanger[/caption] 25 septembre 2018 Rating: 0

La section « intérêts et loisirs » a-t-elle encore sa place sur un CV ?

Par

De gauche à droite : Julie St-André, Julie Raymond, Éloïse Boulanger

25 septembre 2018

Le CV évolue vers un format toujours plus court et concis. La section « intérêts personnels » demeure-t-elle toujours pertinente dans ce contexte? Nous avons posé la question à l’équipe du Carrefour jeunesse-emploi du Sud-Ouest de Montréal.

Oui, il est encore pertinent d’inclure une section « intérêts et loisirs » dans un CV, mais il convient d’apporter certaines nuances… » répondent d’une seule voix Julie St-André, coordinatrice du CJE du Sud-Ouest, ainsi que Julie Raymond et Éloïse Boulanger, conseillères en emploi.

Tout d’abord, l’équipe du CJE croit que cette section n’est pas décisive en elle-même, dans le processus d’embauche. Elle suggère ainsi de la laisser tomber si un candidat manque d’espace sur son CV, ou s’il ne trouve pas matière à faire des liens avec les compétences requises pour l’emploi visé.

Cependant, il y a des avantages à inclure une telle section, reconnaît l’équipe du CJE :

Cette section permet au recruteur d’entrevoir la personnalité du candidat à travers ses choix d’activités. Par exemple, la pratique d’un sport peut susciter l’impression que la personne fera preuve d’esprit d’équipe. » 

Si on choisit d’inclure cette section, l’important est de choisir des loisirs qui mettent de l’avant des compétences précises, qu’elles soient comportementales ou techniques. Effectuer une activité de bénévolat qui demande un « sens de l’organisation » serait, en ce sens, un élément à exploiter dans un CV.

Nous recommandons cependant d’éviter de mentionner certains intérêts qui pourraient choquer ou susciter socialement une impression plus négative. Par exemple, les engagements de type religieux ou politique sont à proscrire, sauf dans des cas exceptionnels où la personne pose sa candidature pour une organisation religieuse ou politique. Il en est de même pour des intérêts tels que jeux vidéo ou «faire le party ». »

La question des voyages

Plusieurs personnes se considèrent comme des citoyens du monde et raffolent des destinations exotiques. Peuvent-ils inclure leurs périgrinations dans leur CV, même s’il ne s’agit pas de « mission humanitaire » ou de « bénévolat international » ? À l’ère de la diversité en milieu de travail, le fait d’avoir frayé avec différentes cultures devrait représenter un avantage pour un candidat, non?

Il peut être pertinent d’inclure ses voyages dans un CV, admet l’équipe du CJE, mais à la condition que l’on puisse mettre en évidence des compétences transférables en milieu de travail ou des qualités recherchées par les employeurs. Par exemple : apprendre des langues, aller à la rencontre des gens, ouverture d’esprit, connaissance d’autres cultures, capacité d’adaptation, débrouillardise. »

L’équipe du CJE sert toutefois cette mise en garde :

Nous déconseillons de mentionner les voyages avec lesquels il est impossible de faire un lien avec des compétences, tels que, par exemple, une semaine de plage dans un tout-inclus ou un voyage passé à faire la fête. »

C’est noté!

D’autres articles à ce sujet qui pourraient vous intéresser :

6 comportements non verbaux « parasitaires » à éviter en entrevue

Comment se faire chasser par un recruteur

Retrouvez d’autres conseils dans notre section RH. Voici d’autres articles qui pourraient vous intéresser :

Retour en haut de la page