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Les Canadiens ressentent des niveaux d’anxiété sans précédent selon Morneau Shepell

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Crédit : Ben White / Unsplash

6 avril 2020

Morneau Shepell, le principal fournisseur de services de mieux-être global, de santé mentale et de santé mentale numérique au Canada, a annoncé les résultats de son nouvel Indice de santé mentale, qui comprend une mesure des répercussions de la pandémie sur la santé mentale des travailleurs canadiens. Il montre que la pandémie a causé une brusque chute de 16 pour cent de la santé mentale des Canadiens, portant le score à 63

L’Indice de santé mentale qui sera publié mensuellement, permet de constater une détérioration statistiquement significative de la santé mentale par rapport aux données de référence antérieures à la COVID-19.

Ce changement représente un score actuel de 63 par rapport au score de référence de 75. L’ampleur de ce changement est sans précédent sur la période de trois ans pendant laquelle les données de référence ont été recueillies.

Un score global de 63 est très inquiétant. Habituellement, on voit un tel résultat uniquement dans un sous- ensemble d’employés qui traversent une perturbation majeure dans leur vie et ont un risque élevé de maladie mentale. Le plus important changement négatif a été observé dans la mesure de l’anxiété, suivi de l’impuissance, de l’optimisme et de l’isolement.

Outre l’évaluation globale de la santé mentale, l’enquête a porté sur les répercussions de la pandémie de COVID-19. La majorité des répondants (81 %) affirment que la pandémie de COVID-19 affecte leur santé mentale; certains sont inquiets, mais composent avec la situation (49 %), d’autres sentent que la crise à des répercussions négatives, très négatives ou largement négatives sur leur santé mentale (32 %).

Il faut voir la réalité en face, les problèmes de santé mentale et l’anxiété continueront à empirer à mesure que la crise de la COVID-19 s’intensifiera. Il est temps que les chefs d’entreprise et les gouvernements agissent, redoublent d’efforts en matière de santé mentale et contribuent à normaliser l’anxiété que les personnes peuvent ressentir, souligne Stephen Liptrap, président et chef de la direction. Nous sommes fiers que voir que nos gouvernements et de nombreuses organisations canadiennes se retroussent les manches et offrent des services en santé mentale à ceux qui en ont besoin, y compris aux employés qui ont été mis à pied. Nous encourageons vivement tous les Canadiens à s’informer sur les services à leur disposition, auprès de leur employeur actuel ou de leur ancien employeur. Ensemble, nous pouvons minimiser les dommages à long terme et nous assurer que nous sortirons de ces moments difficiles plus forts que jamais. »

L’Indice de santé mentale a également évalué les principaux facteurs liés à la COVID-19 qui mènent à ces problèmes de santé mentale.

Ces facteurs sont entre autres les répercussions financières de la pandémie (55 %), la crainte de tomber malade ou de voir un proche décéder (42 %, respectivement), et l’incertitude quant à l’incidence du virus sur la famille (33 %).

Quels que soient ces facteurs, ils ont tous la capacité de nuire à la santé mentale et au bien-être longtemps après que la COVID-19 aura été endiguée.

Les perceptions relatives à la COVID-9 ont changé radicalement depuis l’apparition du premier cas avéré au Canada en janvier; au départ, le virus était inconnu, mais il est maintenant considéré comme une menace, affirme Paula Allen, première vice-présidente, Recherche, analytique et innovation. Ces résultats confirment que la COVID-19 n’est pas uniquement d’une maladie infectieuse, mais une véritable crise de santé mentale. Cette enquête porte sur les travailleurs canadiens, donc cette pandémie est aussi pertinente pour les entreprises que pour la santé publique. »

L’enquête mensuelle de Morneau Shepell a été réalisée en français et en anglais auprès de 3 000 répondants entre le 27 et le 30 mars. Tous les répondants résident au Canada et étaient employés au cours des six mois précédents.

Les données ont été pondérées statistiquement pour assurer que la composition régionale et hommes-femmes de l’échantillon est représentative de cette population. La marge d’erreur de cette enquête est de plus ou moins 3,2 %, 19 fois sur 20.



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