Les Québécois vont-ils durablement changer leurs comportements d’achat après la COVID-19 ? Reviewed by La Rédaction on . [caption id="attachment_75964" align="aligncenter" width="812"] Photo: Guus Baggermans / Unsplash[/caption] 25 mai 2020 Imaginer le monde d'après COVID-19 : tel [caption id="attachment_75964" align="aligncenter" width="812"] Photo: Guus Baggermans / Unsplash[/caption] 25 mai 2020 Imaginer le monde d'après COVID-19 : tel Rating: 0

Les Québécois vont-ils durablement changer leurs comportements d’achat après la COVID-19 ?

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25 mai 2020

Imaginer le monde d’après COVID-19 : telle est la mission de nombreux.ses dirigeants.tes présentement. Pour les aider à mieux voir dans ce brouillard, l’Observatoire de la consommation responsable de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM publie régulièrement des vigies sur l’impact des événements actuels sur la consommation. En voici quelques faits saillants.

Du lundi au vendredi, une enquête quotidienne observe l’actualité et analyse comment les Québécois vivent cette nouvelle réalité au quotidien. Chaque samedi, une enquête plus approfondie suit l’évolution des changements de comportements de consommation. Enfin, une fois par mois, un baromètre analyse les impacts à court, moyen et long terme de cette crise sur la consommation et les dépenses des ménages. Cette vigie sur la consommation permettra de décrypter la situation et d’aider, nous l’espérons, le Gouvernement, les entreprises et OBNL dans cette période unique, » est-il ainsi indiqué sur le site en question.

Les sondages en ligne sont réalisés par MBA Recherche auprès de 400 (vigie quotidienne) / 500 (vigie hebdomadaire) / 1000 (vigie mensuelle) internautes québécois âgés de 18 ans et plus et ces données sont pondérées selon la région, la langue, le sexe et l’âge;

Voici quelques apprentissages glanés des vigies quotidiennes. Vous pouvez les retrouver en intégralité ici.

L’été à vélo ?

Dans sa livraison du 22 mai, l’OCR a par exemple étudié l’usage du vélo dans la province. Si 51 % des Québécois en possédait un avant la pandémie ((55% des francophones contre 31% des anglophones), 6 % ont indiqué en avoir acheté un depuis le début de la pandémie et 7% ont l’intention d’en acheter un durant les prochaines semaines.

Élément intéressant : les raisons principales de ces achats (passés ou à venir) sont le fait de passer les vacances d’été chez soi et afin de se remettre en forme… après le confinement.

Un mouvement de « changement de vie » ?

Le 14 mai, L’OCR se posait la question : « Le confinement : déclic, d’un changement d’un vie ? »

Ainsi, près d’un répondant sur 4 (24% « fortement en accord » et « assez en accord ») indique que la pause du confinement lui a permis de se rendre compte qu’il n’était pas satisfait de sa vie d’auparavant. À noter que c’est le cas pour 41% des anglophones (vs 20% des francophones) et 29% des Montréalais.

D’ailleurs, une personne interrogée sur cinq (20 %) envisage déménager dans un environnement plus calme à la suite du confinement, en particulier les 25 à 34 ans (30%) et les 35 à 44 ans (29%).

Les Montréalais pas si pressés de retourner magasiner

Alors que les commerces non-essentiels ont commencé à rouvrir leurs portes ce lundi 25 mai, l’étude du 11 mai dernier abordait justement la question du magasinage.

Et surprise : les résidents de la Communauté métropolitaine de Montréal n’étaient pas si pressés de retourner dans les magasins : seulement 12% étaient excités à l’idée d’aller magasiner (« fortement en accord ») et ont vraiment hâte (« fortement en accord »). Malgré tout, 7% des Montréalais ont avoué avoir fait le trajet pour aller magasiner à l’extérieur de la CMM depuis le 4 mai.

À noter enfin que la majorité des répondants étaient en désaccord avec la phrase « Un magasin ne remplacera jamais un site de vente en ligne »… contre 45% en accord. Autant dire que les commerçants vont devoir redoubler d’efforts pour attirer de nouveaux les clients !

Une alimentation 100 % locale demain ?

Le 7 mai, l’Observatoire s’intéressait à l’industrie agroalimentaire. Ainsi, depuis le début de la pandémie, 19% des Québécois ont passé plus de temps à regarder la composition des produits alimentaires qu’ils achètent, en particulier les 25 à 34 ans (26%) et les Montréalais (19%).

Près de la moitié (46 %) des Québécois se disent même prêts à basculer vers une consommation alimentaire 100% locale ! Même si cela implique de se priver de certains produits. Par exemple, une majorité d’entre eux (57 %) seraient prêts à se passer d’avocats et 37 % de chocolat ou de riz et 31 % de café. 

Une transition ou une pause vers la consommation responsable ?

Enfin, le 4 mai dernier, l’Observatoire dévoilait la première version de sa vigie mensuelle en période de COVID. L’occasion de se rendre compte que les Québécois sont passés à un mode de vie plus lent et simple voire plus sain.

Mais aussi qu’ils ont pris plus le temps pour le « fait maison », pour manger local et pour diminuer le gaspillage alimentaire par exemple.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de ce rapport ici.

Reste à voir si ces déclarations vont se révéler être des tendances durables ou de simples bonnes résolutions sans lendemain !

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